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Le Pays Sherpa Le peuple Sherpa est un groupe ethnique originaire du Tibet. En tibétain, shar signifie « est » et pa est un suffixe qui signifie « peuple » : d’où le mot Sharpa ou Sherpa, désignant ceux qui viennent de l'est. Il y a environ 500 ans, les Sherpas ont quitté la province du Kham, située dans l'est du Tibet, pour venir s'établir dans les hautes vallées himalayennes du Népal, notamment au pied du mont Everest. Les Sherpas font partie d'un groupe plus vaste, qui habite tout le long de la frange nord du Népal à la frontière du Tibet, que l'on désigne par le terme Bothia en népali, lequel sert à identifier ceux qui viennent du Tibet (Both), par delà l'Himalaya.
L'habitat des Sherpas Il présente des conditions de vie parmi les plus rudes au monde. Les conditions climatiques y sont rigoureuses en raison des altitudes extrêmes. Le relief est très accidenté. Il n'y a pas de route. Que des sentiers reliant les villages les uns aux autres.
Maison de Namche Bazar Les Sherpas doivent marcher pour se déplacer. Le transport des marchandises est effectué à dos d'hommes ou à l'aide d'animaux de bât, notamment le yack et le dzo (croisement entre vache et yack) et parfois le mulet.
Yak bâté
Mulet
Le ravitaillement arrive à dos d'homme même au-dessus de 5 000 m d'altitude !
Porteurs de foin, route de Phakding
Chez les Sherpas, tout est porté à dos d'hommes même les matériaux de construction
Egalité des sexes ? Les hommes et les bêtes doivent avoir le pied agile et des capacités physiques extraordinaires car sur la route du Toit du monde : rien n'est facile. Les Sherpas habitent principalement les régions du Solu, du Pharak et du Khumbu au Népal. Des communautés sherpa importantes sont également établies dans les régions adjacentes, notamment dans les vallées du Langtang, du Rolwaling et de l’Hélambu au nord de Katmandou.
Les principaux villages sherpa sont situés au Khumbu, lequel constitue le véritable cœur du pays sherpa. Les Sherpas y sont nettement majoritaires. Namche Bazar (les Sherpas disent Naujie ou Nauche), comptant un peu plus de 100 habitations, est le plus populeux : voir l'article sur Namche Bazar
Namche Bazar vue de la route de Thamé
Il y a aussi Thame, Khunde, Khumjung, Phortse, Pangboche. Pangboche serait le plus ancien village sherpa au Népal. Il aurait été construit il y a plus de 600 ans.
Les terrasses de Pangboche
Au nord de ces villages, plus haut dans la montagne, se trouvent des kharka, des zones de hauts pâturages comportant quelques habitations temporaires et quelques lodges (petites auberges rustiques pour les touristes de passage).
Lodge d'altitude à Lobuche Les Sherpas sont traditionnellement commerçants, agriculteurs et pasteurs. La plupart des familles sherpa possède quelques champs, plutôt de petite dimension, dont l'un est attenant à leur maison. Les autres se trouvent souvent à des distances importantes. Ce morcellement de la terre est principalement dû aux règles régissant l'héritage.
Séchage de l'orge à Khumjung L'été, les Sherpas conduisent leurs bêtes dans les alpages d'altitude (kharka). Les familles y disposent la plupart du temps d'une cabane très rudimentaire (yersa) pour s'abriter durant leur séjour à la kharka.
Elevage de Yak Les Sherpas et les métiers de la montagne Avant l'arrivée des premiers alpinistes occidentaux au Népal, la conquête des hauts sommets himalayens ne constituait pas une préoccupation pour les Sherpas. Les expéditions alpines ont rapidement modifié le rapport qu'entretenaient les Sherpas avec la « demeure des dieux ». Vivant au pied des hauts sommets, étant forts, courageux, endurants physiquement et habitués aux difficultés que pose la vie en haute montagne, ils ont vite été remarqués et appréciés par les Occidentaux désireux de conquérir les sommets himalayens. Grâce à leur esprit d'entreprise, les Sherpas n'allaient pas manquer d'exploiter cette nouvelle opportunité s'offrant à eux. Ces métiers sont venus combler un manque à gagner important du fait de la diminution du commerce du sel tibétain, à la suite de l’annexion du Tibet par la Chine
Le Domaine des Dieux, l'Everest vu du Kala Patthar Des hommes courageux et infatigables Les Sherpas, exposés à la haute altitude depuis des générations, auraient développé des mécanismes physiologiques d’acclimatation génétique : augmentation de la surface alvéolaire et hémoglobine particulière. Leur capacité pulmonaire s’en trouverait donc accrue.
On dit des Sherpas qu'ils sont non seulement courageux mais aussi infatigables à la tâche, même dans les pires conditions. Leur tempérament enjoué et rieur est également très apprécié des alpinistes et des trekkeurs. On louange surtout leur grande loyauté..
Descente d'un trekkeur à dos de Sherpa au Trokla Pass (4 530 m) Leur prestation et leurs qualités ont tellement marqué le monde de la haute montagne que de nos jours, le terme « sherpa » est abondamment utilisé, incorrectement d’ailleurs, pour désigner ceux qui pratiquent les métiers de la montagne.
Camp de base de l'Everest, avec les Sherpas de l'expédition Thaïlandaise Le terme Sherpa désigne plus justement une ethnie, non pas un métier. La plupart des « porteurs d’altitude » accompagnant les expéditions alpines sur les hauts sommets appartiennent effectivement à l’ethnie Sherpa. Les guides de montagnes sont également la plupart du temps des Sherpas. Les Sherpas exercent habituellement les fonctions les mieux rémunérées dans l’échelle des métiers de la montagne : · le sirdar : c’est le chef d’équipe et le responsable principal du bon déroulement du trek. Il recrute les porteurs, propose les camps et prend les décisions en accord avec l’accompagnateur. · les sherpas : ils encadrent la marche et veillent à sa bonne organisation.
Retour de Trek avec les porteurs, les Sherpas et le Sirdar |
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