|
Au nord (gauche de l'image) le Cho Oyu 8 201 mètres d'altitude, le Ngozumpa Kang (7 806 m), le Gyachung Kang (7 922 m) et le ChaKung (7 020 m) barrent l'horizon. Le Pumori (7 145 m), l'Everest (8 848 m), le Nuptse (7 879 m) qui cache partiellement le Lhotse (8 516 m), et enfin, au loin, le Makalu (8463 m). Vers le sud (à droite sur l'image), les montagnes qui accompagnent nous accompagnent depuis Namche Bazar : Cholotse, Ama Dablam. Au premier plan, le petit village de Gokyo et Dudh Pokari lake et le Gokyo Peak (5 360 m).
Vue prise au Renjo La "La" c'est le passage, ou plutôt la divinité qui garde le col et qui peut permettre ou interdire de le traverser. Les cairns qui le signale sont faits de tas de pierres, de bâtons, de foulards, de drapeaux à prières qu'un voyageur souhaitant se concilier les dieux de la montagne dépose. |
| commentaires (
0
) :: Ajouter un commentaire ::
Lien permanent Mots clefs : |
|
Chomolugma, Déesse des vents, Sagarmatha (dont la tête touche le ciel) Mont Everest, Toit du monde : autant de noms tibétains, népalais et occidentaux pour désigner le point culminant de la Terre. Convoité par de nombreux alpinismes dès le début du 20ème siècle, le premier problème ne fut pas de gravir ses 8 848 m d'altitude, mais de l'approcher. Aujourd'hui, si quelques sentiers conservent leurs secrets, la route de l'Everest est devenue un trek fréquenté par de nombreux marcheurs venus de tous horizons. Pénétrer au pays du Khumbu, partir à la rencontre du peuple Sherpa, découvrir les montagnes géantes par des chemins classiques en dormant dans des lodges à l'écart des sentiers battus : cette grande randonnée laisse des souvenirs inoubliables, et au retour, rien n'est plus comme avant. Notre trek s'effectue en grande partie dans le parc de Sagarmatha, classé au patrimoine mondial de l'Unesco.
Lundi 22 octobre 2007 Lever 5 heures, nous voici sur le départ, nous rejoignons l'aéroport de Kathmandu pour un décollage vers Lukla à l'Est du Népal. C'est toujours la cohue des vols domestiques et ici d'autant plus que chaque trekkeur cherche son bagage (3 semaines de survie à l'intérieur) et l'on se pousse gaiement à grand coup de sacs à dos. L'Attente est courte, on embarque rapidement sous le regard d'une charmante hôtesse népalaise qui nous accueille avec le Namaste désormais rituel. Nous ne sommes qu'une vingtaine de personnes à bord du Dornier 228 d'Igni Air, dont la devise est "fly the Friendly sky" C'est beaucoup d'émotion et d'appréhension pour certains car les conditions de vol sont toujours un peu précaires au Népal : aérologie, climatologie, environnement montagneux et infrastructure du terrain. Après 45 minutes de vol : et quel vol ! Nous atterrissons sur la "toute petite, mais très impressionnante piste de Lukla.
Nous sommes accueillis à Lukla par notre Sirda Dhan Bhaduir Karki et son équipe de Sherpas. Après une visite rapide du village et la préparation des sacs, c'est le départ pour 18 jours de trek.
Au départ de Lukla, on pénètre au pays Sherpa dans le district de Sola Khumbu, par une porte certes très touristique, mais non moins fascinante. Elle s'ouvre sur un paysage typiquement népalais, qui dévoile des pentes escarpées, des grands intervalles entre les cultures en terrasses, où l'on cultive principalement l'orge et la pomme de terre et rapidement ses plus hauts sommets.
Avant de passer la porte, Julien notre guide NF devra acquitter officiellement "la taxe au PC maoïste" pour le groupe. C'est la première fois que nous cotisons à un parti !
Preuve de cotisation au PC maoïste népalais !!
Bon nous voici partis ! Le sentier descend doucement au milieu des cultures en terrasse, pour rejoindre le fond de la vallée de l'Oudh Kosi, à 2500 m d'altitude. Il traverse quelques ruisseaux, ainsi que des petits groupes de maisons avec lodges, avant d'atteindre un pont suspendu sur la Kusum. Les vallées profondes d'où dégringolent des torrents écumeux montrent des villages hospitaliers et chaleureux s'accrochant aux pentes. Ici les maisons sont couvertes de bardeaux (lames de bois) ou de lauzes (grandes pierres plates). Le village de Ghat (2490 m) apparaît sitôt après.
Ensuite, on remonte la Dudh Kosi par sa rive gauche, la vallée devient plus encaissée et les cultures laissent place à la forêt. Cette première étape de mise en jambe s'achève à Phakding, après 3 h 30 de marche. Nous découvrons notre premier lodge, le "Green village guest house". Nous apprendrons que les noms des lodges sont toujours assez pompeux et que les conditions d'hébergement y sont toujours assez précaires mais nous pouvons compter sur l'accueil des Népalais pour la chaleur de l'ambiance. Avant le dîner petite visite au Monastère de Chumling, vieux de 500 ans.
Mardi 23 octobre 2007
Lever 6 heures et déjeuner avec de copieux "Pan cakes". En quittant Phakding, on se dirige vers le nord pour rejoindre rapidement la Dudh Kosi et passer sur sa rive droite. On pénètre au-dessus des 3 000 mètres le royaume des rhododendrons.
Une montée raide dans une forêt de pins et de cèdres conduit à Benkar (2905 m), tandis que les versants abrupts prennent la vallée en étau. Une belle vue se dégage sur le Thamserku et ses 6808 m) d'altitude.
À la sortie du village, une courte descente guide les pas vers la rivière pour repasser rive gauche. Le sentier remonte irrégulièrement jusqu'au pont sur la Kyagshar, suspendu et impressionnant ! La voie, bien entretenue et bordée de murets de pierre mène à Monjo (2835 m) où nous faisons la pause déjeuner. Les parois verticales laisse la vallée s'élargir momentanément : une invitation à pénétrer dans le parc de Sagarmatha où nous acquittons le droit d'entrée,
Et lisons les consignes du bon "Trekkeur"
Le chemin redescend ensuite vers la Oudh Kosi, pour la franchir une fois de plus. Il traverse le village de Jorsale, et se poursuit le long du cours d'eau, encadré de gorges étroites. Le dernier pont de l'étape, qui enjambe la Bhote Kosi, nous devons laisser la priorité aux Yaks et aux porteurs qui sont nombreux sur le chemin.
Ensuite nous attaquons une rude montée au cours de laquelle nous apercevons notre premier paon "Impexa pheasant".
Après une bonne suée, c'est avec les images de l'Everest et du Lhotse que Namche Bazar apparaît au bord d'un plateau, après 6 heures de marche.
Nous passerons 2 nuits à Namche Bazar, capitale du pays Sherpa, avec quelques découvertes de la gastronomie Sherpa : viande de Yak, dal bhat, Momos, thé au beurre de yaké salé et notre guide Julien nous offre le Génépi pour combattre les maux qui pourraient nous attaquer ! Allez voir l'article sur Namche Bazar dans le pays Sherpa Mercredi 24 octobre 2007
Aujoud'hui, c'est une journée d'accoutumance à l'altitude. Namche est perchée à 3440 m et nous allons atteindre les 3 900 m. L'itinéraire nous mène à l'aéroport de Namche Bazar, le sentier longe la piste, et grimpe rapidement sur une crête, l'Ama Dablam surgit alors, au cœur d'un paysage de rêve.
Petite halte au chorten de Syangboche, en levant les yeux, de très hautes montagnes apparaissent : le Kantega, l'Everest et la fameuse face sud du Lhotse, réputée « la plus difficile du monde ».
On progresse vers le nord, en s'élevant d'à peine 100 m de dénivelée, pour atteindre Khunde (3 840 m) avec un petit tour à l'hôpital local, puis descente sur Khumjung (3790 m) au pied du Khumbila (5761 m).
Sur ce plateau, quelques pâturages, parsemés de pins, cyprès et bouleaux, alternent avec les champs de sarrasin et de pommes de terre, protégés des vagabondages des yacks par des murets en pierre. Ces terrains plats, faciles à cultiver, sont une aubaine pour les habitants, et les toits en tôle qui couvrent les maisons témoignent d'une relative richesse.
Petite visite à la Gompa (petit monastère) de Khumjung où l'on découvre enfin "le mystère de l'humanité" le "crâne du Yéti" et surtour la boîte à donation qui fait vivre les moines !
What is it ? It's Yéti s'skul Sir !!!!
Dans ce village, existe l'école "Edmund Hillary" (1er vainqueur de l'Everest le 23 mai 1953), ce dernier a fait construire cette école en l'honneur de Tenzing Norgayavant son Sherpa. On y apprend l'anglais pour mieux recevoir les visiteurs. Au Népal, seuls 25 à 30 % des habitants savent lire et écrire et le gouvernement fait des efforts pour combattre l'analphabétisme.
Nous poursuivons notre route sur un très beau sentier entre des pierres à Mani gravées et redescendons sur Namche. A l'arrivée nous faisons quelques étirements parmi les porteurs qui défont leurs faix et débâtent les Yaks, puis un goûter "européen" à la "Germany bakery de Namche"
Jeudi 25 octobre 2007 Le chemin monte régulièrement mais sûrement (dénivellée du jour 3 400 m à 3 900 m), au détour du chemin nous apercevons Thamserku et l'Ama Dablam, la montagne sacrée qui restera notre point de mire jusqu'au Camp de Base. Après l'animation de Namche Bazar, nous retrouvons un peu de calme sur le chemin, quoique très fréquenté, par les touristes et les porteurs. Après avoir passé le croisement qui mène à Khumjung; le chemin descend irrégulièrement parmi les pins. De cette forêt, riche en faune, surgit un faisan, emblème du pays.
Plus bas, au fond d'une vallée étroite et boisée, s'écoule l'Imja. Juste avant le hameau de Phunki (3250 m), on gagne la rive gauche de l'Oudh Kosi : le pont suspendu, récent mais impressionnant, domine d'une dizaine de mètres l'ancien ouvrage.
Le sentier se lance ensuite dans une bonne montée et l'on découvre comme dans un livre d'images le monastère de Tyangboche. Un ensemble de bâtiments serrés les uns contre les autres peints en rouge ce qui montre que c'est un monastère et non pas un village.
L'un des plus beaux lieux du monde : Tyangboche se dresse, entouré de dépendances quasi médiévales, à l'extrémité d'un long éperon, sur une butte, il constitue un belvédère d'où l'on peut contempler un extraordinaire paysage de montagnes. En arrière d'un premier plan de sombres sapins, de bouleaux gainés de lichens et de rhododendrons nains, s'élancent de tous côtés vers le ciel d'immenses sommets recouverts de glace.
L'Everest qui fume, barre le haut de la vallée. La muraille de Nuptse se dresse comme un défi. Et une montagne unique par la pureté de ses formes, de toute beauté l'Ama Dablam.
Tyangboche Le très célébre monastère de Tyangboche est l'un des plus riches du Népal. Dévasté, le 19 janvier 1989, par un incendie dû à un court-circuit électrique, il a été entièrement reconstruit et continue de recevoir les visites des nombreux trekkeurs.
Après la visite du monastère, Sabine et moi nous nous dirigeons vers un groupe de moines. Sous les bannières hautes en couleur le Rinpoche ("précieux, qui désigne un religieux de haut rang) dépose sur nos épaules la "Kata" écharpe blanche qui est toujours un cadeau de bienvenue.
nous continuons notre chemin dans une magnifique forêt de rhododendrons,
Les grands arbres perdent leurs feuilles dans une rocaille de rhododendrons nains, de bouleaux, de frênes couleur de flamme entourés de fougères, d'edelweiss et de fleurettes alpines d'un bleu frais et minéral.
Nous découvrons "l'Ever green lodge" à Deboche (3820 m) où nous passerons la nuit. Après le "tea time", nous effectuons nos étirements dans le pré à Yak sous les yeux ébahis d'un autre groupe de trekkeurs ! Ha c'est français ! Ce soir c'est la fête "pizza & tacos" au menu, c'est l'anniversaire de Yves, nous fêtons cela avec toute l'équipe. Vendredi 26 octobre 2007 Lever 6 heures (comme d'hab, vue qu'il fait jour à compter de 5 h 30) des chappattis au petit déjeuner de quoi tenir jusqu'au déjeuner. Nous quittons le Lodge à 7 heures 45. Il faut dire qu'avec le froid qui règne dans les chambres nous ne traînons pas ! Les sacs sont vite faits pour que les porteurs puissent partir.
Brossage des dents avant le départ de Deboche Le sentier se dirige vers le nord-est à travers une forêt de conifères en une montée continue et traverse un versant raide sur lequel se déplacent parfois des troupeaux de Yaks. Un superbe paysage, encadré par l'Ama Dablam et la face sud du Lhotse nous montre la route. Nous progressons sur la rive gauche de l'Imja Khosa jusqu'au village voisin de Pangboche (3985 m). Là, une vieille Gompa fondée au 16° siècle par le Lama Sangwa Dorje qui y a créé une école de boudhisme.
Ancienne statue de Boudha le dorje (varja) à la main
Il est de tradition de se déchausser à l'entrée de la Gomba
Cette Gomba expose une urne fermée qui contient des ossements de yéti. De nature curieuse, j'interroge le gardien qui me dit que les ossements ont disparu : légende ou réalité... ?
Après cette visite très intéressante nous reprenons la route à travers une petite forêt de cyprès, dans laquelle se cachait peut-être l'étrange animal, entoure le lieu sacré. À la sortie de Pangboche, un chorten pose avec succès devant l'Ama Dablam. Au sommet de grands mâts des drapeaux de prières bleus, blancs, jaune, rouge, vert : les couleurs célestes claquent dans le vent frais qui lance OM MANI PADME HUM dans toutes les directions.
Le chemin remonte tranquillement la vallée de l'Imja Khola, avec quelques « up and down », en passant au pied du Taboche, il croise deux hameaux d'alpage : Shomare où un nombre impressionnant de shortens nous indique le site de "Guru Ripoche". Nous déjeunons sur une terrasse avec un magnifique soleil ; un couple de rouge-queue volette sur les rocs noirs à la poursuite de quelques insectes : nous sommes à près de 4 000 mètres d'altitude !
Nous reprenons tranquille la route pour de rejoindre Orsho (4050 m) où nous découvrons les parcs à Yak. .
Nous avons donc passé le cap des 4 000 mètres. Une multitude de sommets enneigés apparaissent : le Khatang (6853 m) le Numbur (6955 m) et le Karyolung (6681 m) se dressent au sud-ouest; à l'ouest, le modeste Kumbila (5761 m) fait face à une famille de montagnes sans nom, tandis que se dessine, au nord-est, l'Everest et la face sud du Lhotse. En arrivant à Tsuro, après 4 h 30 de marche, on bifurque sur la droite pour traverser la Lobuche Khola.
Une dernière montée, le long de l'Imja, permet d'atteindre Dingboche, installation au lodge "Island Peak view".
Samedi 27 octobre 2007
La nuit a été très froide, le ciel dégagé était d'une telle pureté que l'on ne voyait que des étoiles, tellement nombreuses que les constellations étaient pratiquement plus repérables. Evidemment ici pas de traces de pollution. Au réveil, dans la chambre le thermomètre affiche 5 petits degrés ! Brrr. En route pour Chhukhung à l'extrémité de la vallée. La beauté de ce matin lumineux dans l'Himalaya. Brume et fumée des "bouses de Yak" qui se consument dans le poêle, rais de soleil et ravins obscurs, soudin un pic enneigé repose sur un édredon de nuages.
Le sentier s'éloigne de Dingboche en suivant la rive droite de l'Imja. Il traverse des alpages de plus en plus pauvres, parsemés de quelques masures. Au bout de 45 minutes environ, le hameau de Bibre (4570 m) apparaît. Après avoir franchi un premier affluent de Imja, on rejoint une vaste surface de détritus morainiques, où se mêlent sable et gros blocs de pierre Il faut franchir encore deux rivières avant d'atteindre les quelques maisons d'alpage de Chhukhung (4730 m). Une sente quitte ce dernier lieu habité et pénètre dans les prairies sèches, situées au nord-est du village, elle longe le glacier du Lhotse Nup et gagne, vers 5000 m d'altitude, des pentes schisteuses qu'elle remonte en direction d'une crête. On suit alors pendant 2 h 30, le fil de cette vieille moraine dont la pente est bien raide, on peine, on grimpe, on souffle, on halète, épuisé, tandis que là-haut les drapeaux de prières claquent sur les rochers gelé. Enfin on se hisse jusqu'au sommet du Chhukhung Ri (5546 m) indiqué par un cairn les ombres des drapeaux de prières dansent contre les parois immaculées de traînées blanches. Nos porteurs et sherpas sont là et nous accueillent chaleureusement. Morts de fatigue, mais fous de joie nous contemplons ce ciel au bleu si pur tandis que le vent claque dans nos oreilles et nous étourdit.
La respiration est plus difficile à cette altitude, et le souffle est de nouveau coupé, cette fois, par le superbe panorama qui se déroule à 360°. Nous prenons des photos et avons une pensée émue pour Sabine qui est restée au Lodge pour se reposer "elle est un peu patraque : le mal des montagnes". De ce belvédère, la liste des sommets à découvrir est longue: la chaîne du Cho Polu (6734 m) le Makalu, l'Island Peak 6189 m "sommet facile», le Baruntse (7720 m), l'Ama Dablam que l'on ne présente plus, la pyramide du Pumori (7 165 m),
la barre des Chamlang, une belle face sans nom culminant à 6840 m, de laquelle descend le glacier Imja, avec au pied l'Imja Tsho (un beau lac glaciaire).
Bref, un ensemble fabuleux de parois vertigineuses auxquelles s'accroche miraculeusement une neige immaculée, et un flot d'impressionnants glaciers ponctués de lacs multicolores. Il faut cependant redescendre la joie au cœur devant tant de beauté. Nous descendons rapidement, histoire de se faire "des globules", René est avec nous. Au village nous trouvons des Yaks qui paissent et se reposent devant la gigantesque face sud du Lhotse qui prend toute son ampleur.
A l'arrivée c'est la douche au tuyau, l'eau qui vient directement des glaciers nous ravigotent, ça fouette le sang ! Au dîner c'est momos & frites et pour se détendre une partie de carte avec Dan Bhaduir (Sirda) et Kusang Sherpa.
|
| commentaires (
1
) :: Ajouter un commentaire ::
Lien permanent Mots clefs : |
|
Dimanche 28 octobre 2007 La nuit a été très froide et pas terrible, serait-ce l'excitation du 1er plus de 5 000 m ? Bon on se rattrapera demain. La nuit de Sabine a été pire ! Mal à la tête, au dos, fatigue, baisse de moral : Alerte de Julien. Heureusement nous redescendons. Petit souvenir du Lobuche Peak avant le départ.
Nous quittons Chhukhung par une jolie descente sur la rive droite de l'Imja Khola, plus bas, une mer de nuages recouvre la vallée , mais ici à 4700 m c'est un beau soleil, un peu froid. Nous retournons avec plaisir à Dingboche.
Le chemin monte tranquillement, au sommet d'une belle colline nous avons une vue magnifique sur la vallée de la Lobuche Khola, sur le village de Pheriche et de très loin nous apercevons le Cho La Passe, le col que nous franchirons dans une semaine.
Pour le moment, nous descendons joyeusement et toujours sous un soleil radieux le chemin qui nous mène au lodge, il est 11 heures, c'est une petite étape de récupération. Nous sommes arrivés tôt et nous regardons nos porteurs qui courrent le dans la descente !
Après le déjeuner, Julien propose à Sabine de l'emmener à la "clinic rescue himalaya" qui est en fait un dispensaire où des médecins "news-zélandais" étudient les problèmes liés à l'altitude et en particulier au mal des montagnes. Je les accompagne car j'avoue, bien que Sabine aille mieux, que nous souhaitons être rassurés sur sa capacité à continuer le trek.
Le médecin très sympathique pose des questions "en anglais", ce qui nous permet de revoir tout notre vocabulaire sur la santé ! Après auscultation, : poumons, oxygénation, maux de têtes, il ne diagnostique rien de grave et n'est pas du tout alarmé. Notre petite toulonnaise résidant au niveau de la mer, n'a tout simplement pas l'habitude de l'altitude et a plus de mal à s'acclimater. Le fait d'être redescendue a déjà amélioré son moral, et nous voici rassurés : nous pouvons continuer.
Retour au Lodge : douche chaude, lessive… et visite du village qui se compose de charmantes habitations toutes construites de pierre, avec souvent de solides toits de lauze.
Nos hôtes sont charmants, c'est un couple de jeunes népalais. Au dîner nous avons des pizzas et des pommes de terre et nous dansons autour du poêle avec les hôtes, les sherpas et les porteurs au son des chansons népalaises et surtout de : Resham Firiri. Ce soir nous gardons Sabine avec nous dans la chambre.
Lundi 29 octobre 2007 La nuit a été excellente jusque 5 heures 30, notre organisme s'est habitué au réveil tôt. Il est vrai que cela nous fait des nuits de 9 à 10 heures ! A partir d'aujourd'hui, nous attaquons la vallée du Khumbu : du sérieux. Le sentier s'orientant vers le nord-ouest remonte la Lobuche Khola, affluent de l'Imja et traverse tranquillement, avec de légers « up and down », un versant couvert de prairies rases. La marche, facile, laisse tout loisir pour contempler le paysage, et notamment la vallée qui présente ici ses plus beaux atouts. Les montagnes enneigées : Pumori, Ama Dablam, Kang Taiga, Thamserku et Cholotse, nous accompagnent durant toute cette étape.
Le hameau de Dusa (4503 m) marque le début de la montée qui mène d'abord à Duglha (4620 m) petit village construit au pied du glacier du Khumbu, où nous déjeunons.
Après le déjeuner nous attaquons la montée dans la moraine, nous sommes à plus de 4 800 m et il y a toujours du monde sur le sentier malgré une marche assez "éprouvante" des trekkeurs, mais aussi des colporteurs...
A 4 830 m nous atteignons le Trokla Pass, nous découvrons le col avec une étrange impression. Ici se situe le Mémorial Sherpa. En effet des centaines de cairns sont élevés pour chaque Sherpa décédé lors de l'ascension de l'Everest... c'est très émouvant.
Après un moment de reccueillement, nous nous offrons une pause bien venue où chaqu'un peut tester ses capacités... surtout Julien
Après la pause, nous continuons notre chemin, qui franchit une rivière glaciaire, avant de s'élever entre la Lobuche (à gauche) et le glacier Khumbu (à droite).
nous poursuivons donc sur la rive gauche de la Lobuche, de loin nous voyons déjà les porteurs atteindre le premières maisons de Lobuche.
Après 6 heures de marche, nous atteignons Lobuche à 4 910 m.
Ce village d'alpage, particulièrement raid, est coincé entre le glacier du Lobuche et celui du Khumbu, qui descend les pentes du Pumori ; au-dessus se dresse la montagne du Lobuche Est (6119 m). Cependant le village a des airs de "Bidon ville" c'est un village "de passage "essentiellement aménagé pour les "touristes". Il y a peu de lodges en dur, surtout du bois, de la tôle... et des matériaux de récupération. Pour preuve : une épave d'avion trône au milieu de détritus de toute sorte... à côte de "toilettes himalayennes". Et oui ! le tourisme n'a pas que de bons côtés ; mais de part notre présence, nous en portons tous la responsabilité !
Après l'installation au Logde, nous grimpons sur les pentes morainiques qui dominent le campement, nous pouvons admirer un beau coucher de soleil sur le Lhotse. A 17 heures, c'est le briefing et nous préparons nos sacs car demain nous nous levons tôt, la journée sera longue.
Le Lhotse ou "pic sud" (traduction littérale du Népalais), à droite sur la photo prise au sommet du Kala Patthar,
souvent qualifié de satellite de l'Everest, est le quatrième plus haut sommet du monde. Ses 8516 m d'altitude ont été gravis pour la première fois le 18 mai 1956, par les suisses Adolf Reiss et Fritz Luchsinger dans une expédition menée par Albert Eggler. Sa face sud, formidable barrière de 3 500 m de dénivelée, a constitué un des enjeux majeurs de l'Himalayisme, dans les années 1980. En 1990, le Slovène Toma Cesen prétend avoir résolu ce grand problème ; mais aucune photographie de la voie n'a été prise. Manque de preuve face à cette ascension impossible aux yeux de certains : s'en suivra une polémique, jamais résolue, jetant le doute sur cet exploit
Mardi 30 octobre 2007
Nous sommes réveillés à 4 heures avec un thé et des gâteaux. Effectivement, un départ au petit matin permet d'appréhender cette marche en haute altitude avec plus de tranquillité et de mieux profiter du paysage. C'est donc un départ à 4 heures 50 à la frontale.
Le sentier remonte doucement la Lobuche, en longeant le glacier Khumbu, nous passons tranquillement le Lobuche Pass (5 110m) quand le jour se lève.
Le terrain, facile durant les deux premières heures de marche, devient plus physique : la langue terminale des glaciers Changri Nup et Changri Shar coupe la route pour rejoindre le glacier du Khumbu. Cette intersection glaciaire, recouverte d'une moraine grossière, occupe l'esprit et les jambes pendant une bonne heure. Puis le sable prend possession des lieux, on découvre alors Gorak Shep (5140 m) : un lac et de drôles de petites maisons perdues dans une mer de sable !
Il est 8 heures du matin et nous prenons un petit déjeuner bien mérité au lodge, un peu de repos avant d'attaquer le Kala Patthar. Heureusement le soleil est déjà là pour nous réchauffer un peu car à cette altitude le fond de l'air est frais.
Et c'est parti pour le sommet du Kala Pattar. Ce dernier ne présente aucune difficulté technique ; cependant la majeure partie de l'étape se déroule au-dessus de 5 200 m. Une sente caillouteuse guide nos pas jusqu'à ce superbe belvédère, et mieux vaut ne pas penser à la raideur du chemin de toute façon on branche "le pilote automatique" et on regarde droit devant : l'élégance et la beauté du Pumori en point de mire nous insuffle le courage de monter.
Le sentier qui monte au Kala Patthar et la pyramide du Pumori
La montée dure environ 2 heures pour certains et 3 heures pour Jean-Luc et Sabine (qui fait preuve aujourd'hui de pugnacité !). Une fois l'effort accompli : quelle récompense ! Le glacier du Khumbu s'étale, monstrueux sur des kilomètres,
tandis qu'à l'ouest, l'Everest, fier de dominer le monde, dévoile son mythique ressaut Hillary et, en contrebas le col sud, prolongé par l'arête du Lhotse ; devant lui, le Nuptse revendique ses 7879 m d'altitude. 2000 m plus bas, des «ice fall» narguent les prétendants à l'Everest. Ce chaos glaciaire est la première difficulté pour se rendre sur le toit du monde, nous apercevons d'ailleurs aux pieds le camp de Base.
Les yeux s'emplissent de ces merveilleux paysages.
Malgré les rafales violentes du vent, on s'embrasse, on se congratule, les Sherpas, les porteurs, ils sont tous là pour fêter avec nous cette rude et magnifique ascension pour les novices que nous sommes.
Les clics des appareils photo retentissent devant tant de beauté, de grandeur. C'est digne de "la montée des marches à Cannes" : les "stars "sont présentent. Justement surprises de magnifiques oiseaux (Lagopèdes ?) viennent nous saluer.
Nous redescendons dans la poussière que nos pas soulèvent. La vue est magnifique sur le glacier du Khumbu et Gorak Shep qui ressemble à un jeu de Lego posé sur le sable. Il y a pas mal de monde au Lodge, nous faisons notre petite séance d'étirement en suivant les conseils de Sabine, qui pour l'occasion "pète la forme".
Après le déjeuner, c'est un repos bien mérité qui nous permet de mettre à jour "les carnets de route" et de comparer les photos. Mercredi 31 octobre 2007 Après le petit déjeuner nous nous mettons en route avec du "baume au cœur". Aujourd'hui, nous allons jouer dans la cour des grands, nous marchons sur les traces d'Edmond Hillary jusqu'au Camp de base de l'Everest. (voir l'article sur la conquête de l'Everest) Evidemment, la petite balade n'est pas facile ! C'est une marche assez fastidieuse dans la moraine géante du Khumbu !
Nous nous dirigeons plein nord, l'horizon est caché par la hauteur du glacier, des grottes et des lacs creusent la glace. Nous entendons les chutes des séracs, et soudain un grondement terrible retentit : c'est une avalanche de glace dans les "ice falls".
Après presque 4 heures de marche, plusieurs "up/down", des traversées de bédières, des franchissements de rochers nous atteignons la glace du camp de base.
Une fois de plus l'émotion est au rendez-vous, c'est presque à la limite du réel. Il fait un temps magnifique, le soleil nous réchauffe, nous sommes à 5 364 m au milieu des tentes des expéditions : c'est un moment intense que nous vivrons peut-être qu'une seule fois dans notre vie !
Je pénètre dans une tente de l'expédition thaïlandaise et je suis accueillie par 4 sherpas népalais. Deux ont effectué leur stage de guide à Chamonix, bien sûr tout de suite nous discutons de la vallée alpine dominée par le Mont Blanc (j'y ai vécu 15 ans, aux pieds du glacier des Bossons). Ils nous offrent le thé. Un autre sherpa est le plus jeune népalais à avoir gravi l'Everest, il avait 17 ans en 2004, lors de cette ascension.
Les Sherpas nous parlent de l'ascension en cours. En fait l'expédition est bloquée au col sud, car des rafales violentes de vent empêchent les sherpas de poursuivre jusqu'au sommet du géant. Pour une fois mon anglais, n'a pas fait obstacle à la conversion, c'est un mélange de français/anglais que nous utilisons et une fois de plus les joies de la montagne et de l'alpinisme nous permettent d'être en symbiose malgré nos origines différentes.
Il nous faut quitter ce lieu enchanteur avec regret, la marche de retour est longue.
Après un déjeuner rapide à Gorak Shep et malgré la descente, 2 heures de marche intense nous parvenons à Lobuche au "Kala Patar Lodge" il est presque 18 heures. Le soleil est couché et il fait très froid.
Nous prenons possession de notre chambre, "une boîte à chaussures" pour 3 personnes aux dires de "Sabine". Et oui elle est en pleine forme ce soir après sa rencontre avec les jeunes sherpas au Camp de Base. Ce soir la "Dining room" est bondée, nous avalons notre soupe et nos pâtes avant de rejoindre à 20 heures notre "magnifique suite" pour un repos bien mérité.
|
| commentaires (
0
) :: Ajouter un commentaire ::
Lien permanent Mots clefs : |
|
Mardi 06 novembre 2007
Nuit calme et sereine. Serait-ce l'omni présence des moines ? Le départ est fixé à 8 heures, beaucoup de bruine ce matin. Le sentier commence par une belle descente vers le sud-est sur un versant raide dominant la rivière Bhote Kosi de plusieurs centaines de mètres. Le chemin est très fréquenté ce matin, nous croisons plusieurs groupes de gamins qui se rendent à l'école, d'autres qui nous regardent passer
des Népalais et népalaises avec leur éternel chargement également des nonnes, également lourdement chargées montent péniblement le chemin qui les mènera au Monastère.
Les nuages occupent toute la vallée et nous ne voyons que quelques mètres devant nous. Au loin retentit un grondement sourd, et soudain nous apercevons un pont qui surplombe la Bhote Koshi véritable torrent alimenté par des quantités d'eau incroyable ! Nous traversons le pont au-dessus de marmites profondément érodées par la force des eaux.
A la sortie du pont, nous reprenons le chemin très humide au niveau de très beaux portraits de Bouddha, qui doit sûrement veiller sur cet endroit.
Le chemin suit des marches de pierres particulièrement glissantes la végétation rase et buissonneuse fait place à une forêt peuplée de Rhododendrons, sapins, pins et cyprès ; c'est l'automne, les arbustes colorent les versants de leur rouge vif.
Au bout d'une heure de marche environ, les hameaux de Samde, Thamte et Thamo, (3600 m) se succèdent, exposant de nombreux édifices bouddhistes.
Nous traversons le village de Phurte à 3 390 mètres, où nous retrouvons des tibétains qui vendent leurs colliers aux jolis émeraudes. Le retour à Namche Bazar se matérialise par de belles pierres à Mani très colorées.
Après un peu plus de 3 heures de marche nous amorçons la grande descente qui nous ramène dans la capitale du pays Sherpa. Le ciel se dégage et le soleil apparaît.
Mercredi 07 novembre 2007 Ce matin, visite du Musée Sherpa et de l'école publique de Namche Bazar (voir article sur Namche Bazar)
Après les derniers achats de souvenirs : turquoise, cloche de yak... Nous quittons "le Kongde view Lodge" après le déjeuner pour rejoindre Phakding par la route de l'aller. Nous passons le chorten devant le marché tibétain,
un dernier sourire des Sherpanis
Nous retrouvons sur le chemin l'animation du départ.
Nous avons laissé Sabine avec Prem et Jean-Luc & moi pouvons profiter de la descente avec un autre regard.
Aujourd'hui la route semble tellement facile, nous prenons le temps de faire d'autres rencontres… Les népalais sont au travail au champ.
ou à la fabrication de corbeilles de transport
Une jeune maman promène son bébé dans un berceau
Nous profitons des moments d'arrêt pour admirer le paysage, discuter avec les sherpas et prendre les ultimes photos sur la route du trek.
A l'heure du thé nous retrouvons le Lodge à Phakding. L'un après l'autre les porteurs arrivent et se retrouvent pour poser leur chargement sur le muret et se mettre ensuite autour du foyer. L'un d'eux, visage timide et sourire enfantin, qui paraît trop faible pour sa charge nous regarde… mais le language empêche le dialogue… alors nous lui rendons simplement son sourire.
Jeudi 08 novembre 2007 C'est la dernière étape, nous retournons à Lukla. 3 semaines déjà, les souvenirs reviennent ... Nous portons un autre regard sur les paysages de l'aller... des événement nous ont échappé !
A la sortie du Sargamatha National Park, nous croisons les "nouveaux trekkeurs" qui montent. Ils n'ont pas encore cette fierté de ceux qui "ont fait" et qui "ont vu".
Au détour du chemin, un dernier regard sur le Thamserku qui se dévoile
Nous croisons également, au village de Ghat, une troupe de jeunes "maoïstes" qui monte sur Namche pour fêter "la nouvelle année bouddhiste". Singulier pays où tout se côtoie, se mélange : tradition, religion, politique dans la joie et la bonne humeur.
Je crois que nous "occidentaux" nous avons beaucoup de choses à apprendre de ce pays qui semble pourtant être tout juste sorti du Moyen-âge et qui avec ses idées de révolution en appel encore aux Dieux.
Nous approchons de Lukla,
tout au long du chemin les enfants sont aimables et enjoués. Bien qu'ils réclament un peu (pencils, books,bonbons), ils n'y mettent pas trop de sérieux ; ils préfèrent tendre la main, nous accompagner un moment, faire une cabriole ou nous toucher avant de s'enfuir en riant avec toujours un joyeyx Namasté. A Lukla, les nuages sont bas et il bruine… Le village semble misérable. Habitat modeste
Rues défoncées
Evidemment après les couleurs et la beauté de la montagne, la blancheur des cimes, ce village de passage est triste et les népalais y survivent en attendant "les touristes" avec leurs boutiques.
Nous nous mettons à l'abri dans le Lodge autour du poêle pour profiter une dernière fois de l'odeur de la bouse qui fume !
Ce soir au Lodge, nous faisons la fête avec les porteurs, les sherpas et le sirdar, la fin de notre trek annonce pour ces dernier soit, le retour à la maison et pour les autres un nouveau départ. Et nous reprenons en cœur : Resham Firiri, le chant qui restera dans nos mémoires après le Om mani padmé houm "Ô toi, merveille dans le Lotus".
Vendredi 09 novembre 2007 Saut du lit à 5 heures, petit déjeuner à 5 heures 30. Les sacs se font légers, nous avons laissé une bonne partie de nos affaires aux porteurs. L'ambiance est un peu tendue : météo est incertaine ! Les avions seront-ils au rendez-vous ? A 6 heures nous sommes à l'aéroport, sur le chemin boueux et défoncé à cause des pluies précédentes un long ruban de trekkeurs "ensommeillés" s'étirait. Alors commence l'attente, à 7 heures 30 le premier avion de la "Yéti Airlines" se pose et redécolle après quelques minutes seulement… le temps de l'embarquement.
Le Dornier "Agni Air" n'arrive qu'à 10 heures, nous embarquons rapidement…
Une trouée dans les nuages nous permet de décoller !
Un moment d'émotion quand l'avion s'aligne, dernières prises de vues sur la montagne : Bye bye Lukla.
|
| commentaires (
0
) :: Ajouter un commentaire ::
Lien permanent Mots clefs : |
|
Le col
"La" en népalais c'est le passage, ou plutôt la divinité qui garde le col et qui peut permettre ou interdire de le traverser. Les cairns qui le signale sont faits de tas de pierres, de bâtons, de foulards, de drapeaux à prières qu'un pèlerin souhaitant se concilier les dieux de la montagne dépose au col. Ils portent bonheur au voyageur qui franchit un col pour la première fois. Jeudi 1er novembre 2007 Nous avons bien dormi, malgré le froid qui a envahi la chambre au matin. Surprise dehors tout est gelé, même le tuyau d'arrivée d'eau ! Débarbouillage à la "lingette" et brossage rapide des dents. Il n'y a pas de douche, pas de lavabo au lodge… et ne parlons pas des toilettes !
Bon, nous sommes à 5 000 m quand même et puis la bonne humeur de nos hôtes et de nos sherpas remplace le confort… après notre exploit de la veille. L'étape du jour doit être "reposante", en descente essentiellement, alors avant de partir nous avons le temps de visiter les lieux : la cuisine
et la boutique bien achalandée !!!
A 8 heures, départ pour les grands cols, vers Dzonglha par le chemin de l'aller. De l'autre côté de la vallée, le chemin reliant Lobuche à Pheriche est nettement visible, nous distinguons le Thokla Pass et le mémorial Sherpas.
Nous bifurquons en direction du nord-ouest. Le sentier traverse un versant abrupt couvert d'une végétation pauvre, tandis que se dévoile, sur la gauche, le glacier du Chola.
À ses pieds, apparaissent soudain les eaux turquoises du Chola Tsho.
|