1/12/2007 - Un 180° d'exception - Népal

Au nord (gauche de l'image) le Cho Oyu 8 201 mètres d'altitude, le Ngozumpa Kang (7 806 m), le Gyachung Kang (7 922 m) et le ChaKung (7 020 m) barrent l'horizon. Le Pumori (7 145 m), l'Everest (8 848 m), le Nuptse (7 879 m) qui cache partiellement le Lhotse (8 516 m), et enfin, au loin, le Makalu (8463 m). Vers le sud (à droite sur l'image), les montagnes qui accompagnent nous accompagnent depuis Namche Bazar : Cholotse, Ama Dablam. Au premier plan, le petit village de Gokyo et Dudh Pokari lake et le Gokyo Peak (5 360 m).

 

Vue prise au Renjo La

"La" c'est le passage, ou plutôt la divinité qui garde le col et qui peut permettre ou  interdire de le traverser. Les cairns qui le signale sont faits de tas de pierres, de bâtons, de foulards, de drapeaux à prières qu'un voyageur souhaitant se concilier les dieux de la montagne dépose.
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20/11/2007 - Le Trekking, de Lukla à Chhukhung - Lukla

Chomolugma, Déesse des vents, Sagarmatha (dont la tête touche le ciel) Mont Everest, Toit du monde : autant de noms tibétains, népalais et occidentaux pour désigner le point culminant de la Terre. Convoité par de nombreux alpinismes dès le début du 20ème siècle, le premier problème ne fut pas de gravir ses 8 848 m d'altitude, mais de l'approcher. Aujourd'hui, si quelques sentiers conservent leurs secrets, la route de l'Everest est devenue un trek fréquenté par de nombreux marcheurs venus de tous horizons. Pénétrer au pays du Khumbu, partir à la rencontre du peuple Sherpa, découvrir les montagnes géantes par des chemins classiques en dormant dans des lodges à l'écart des sentiers battus : cette grande randonnée laisse des souvenirs inoubliables, et au retour, rien n'est plus comme avant. Notre trek s'effectue en grande partie dans le parc de Sagarmatha, classé au patrimoine mondial de l'Unesco.

Lundi 22 octobre 2007

Lever 5 heures, nous voici sur le départ, nous rejoignons l'aéroport de Kathmandu pour un décollage vers Lukla à l'Est du Népal. C'est toujours la cohue des vols domestiques et ici d'autant plus que chaque trekkeur cherche son bagage (3 semaines de survie à l'intérieur) et l'on se pousse gaiement à grand coup de sacs à dos.

L'Attente est courte, on embarque rapidement sous le regard d'une charmante hôtesse népalaise qui nous accueille avec le Namaste désormais rituel. Nous ne sommes qu'une vingtaine de personnes à bord du Dornier 228 d'Igni Air, dont la devise est "fly the Friendly sky" C'est beaucoup d'émotion et d'appréhension pour certains car les conditions de vol sont toujours un peu précaires au Népal : aérologie, climatologie, environnement montagneux et infrastructure du terrain. Après 45 minutes de vol : et quel vol ! Nous atterrissons sur la "toute petite, mais très impressionnante piste de Lukla.

 

Arrivée à Lukla

 

Nous sommes accueillis à Lukla par notre Sirda Dhan Bhaduir Karki et son équipe de Sherpas. Après une visite rapide du village et la préparation des sacs, c'est le départ pour 18 jours de trek.

 

Au départ de Lukla, on pénètre au pays Sherpa dans le district de Sola Khumbu, par une porte certes très touristique, mais non moins fascinante. Elle s'ouvre sur un paysage typiquement népalais, qui dévoile des pentes escarpées,  des grands intervalles entre les cultures en terrasses, où l'on cultive principalement l'orge et la pomme de terre et rapidement ses plus hauts sommets.

 

Porte de Lukla 

 

Avant de passer la porte, Julien notre guide NF devra acquitter officiellement "la taxe au PC maoïste" pour le groupe. C'est la première fois que nous cotisons à un parti !

 

Lukla

 

Preuve de cotisation au PC maoïste népalais !!

 

Bon nous voici partis ! Le sentier descend doucement au milieu des cultures en terrasse, pour rejoindre le fond de la vallée de l'Oudh Kosi, à 2500 m d'altitude. Il traverse quelques ruisseaux, ainsi que des petits groupes de maisons avec lodges, avant d'atteindre un pont suspendu sur la Kusum. Les vallées profondes d'où dégringolent des torrents écumeux montrent des villages hospitaliers et chaleureux s'accrochant aux pentes. Ici les maisons sont couvertes de bardeaux (lames de bois) ou de lauzes (grandes pierres plates). Le village de Ghat (2490 m) apparaît sitôt après.

 

Pont sur la Kusum à Ghat

 

Ensuite, on remonte la Dudh Kosi par sa rive gauche, la vallée devient plus encaissée et les cultures laissent place à la forêt. Cette première étape de mise en jambe s'achève à Phakding, après 3 h 30 de marche. Nous découvrons notre premier lodge, le "Green village guest house". Nous apprendrons que les noms des lodges sont toujours assez pompeux et que les conditions d'hébergement y sont toujours assez précaires mais nous pouvons compter sur l'accueil des Népalais pour la chaleur de l'ambiance. Avant le dîner petite visite au Monastère de Chumling, vieux de 500 ans.

 

Mardi 23 octobre 2007

 

 Lever 6 heures et déjeuner avec de copieux "Pan cakes". En quittant Phakding, on se dirige vers le nord pour rejoindre rapidement la Dudh Kosi et passer sur sa rive droite. On pénètre au-dessus des 3 000 mètres le royaume des rhododendrons.

 Pont de Phakding 

Une montée raide dans une forêt de pins et de cèdres conduit à Benkar (2905 m), tandis que les versants abrupts prennent la vallée en étau. Une belle vue se dégage sur le Thamserku et ses 6808 m) d'altitude.

 Tamserku 

À la sortie du village, une courte descente guide les pas vers la rivière pour repasser rive gauche. Le sentier remonte irrégulièrement jusqu'au pont sur la Kyagshar, suspendu et impressionnant ! La voie, bien entretenue et bordée de murets de pierre mène à Monjo (2835 m) où nous faisons la pause déjeuner. Les parois verticales laisse la vallée s'élargir momentanément : une invitation à pénétrer dans le parc de Sagarmatha où nous acquittons le droit d'entrée,

 Maison du parc de Sagarmatha 

Et lisons les consignes du bon "Trekkeur"  

 Trekkeur

 

Le chemin redescend ensuite vers la Oudh Kosi, pour la franchir une fois de plus. Il traverse le village de Jorsale, et se poursuit le long du cours d'eau, encadré de gorges étroites. Le dernier pont de l'étape, qui enjambe la Bhote Kosi, nous devons laisser la priorité aux Yaks et aux porteurs qui sont nombreux sur le chemin.

  Pont sur la Bhote Kosi

Ensuite nous attaquons une rude montée au cours de laquelle nous apercevons notre premier paon "Impexa pheasant".

Lophophore

 

Après une bonne suée, c'est avec les images de l'Everest et du Lhotse que Namche Bazar apparaît au bord d'un plateau, après 6 heures de marche.

Vue du sommet de la route avant Namche 

Nous passerons 2 nuits à Namche Bazar, capitale du pays Sherpa, avec quelques découvertes de la gastronomie Sherpa : viande de Yak, dal bhat, Momos, thé au beurre de yaké salé et notre guide Julien nous offre le Génépi pour combattre les maux qui pourraient nous attaquer ! Allez voir l'article sur Namche Bazar dans le pays Sherpa 

Mercredi 24 octobre 2007

 

Aujoud'hui, c'est une journée d'accoutumance à l'altitude. Namche est perchée à 3440 m et nous allons atteindre les 3 900 m. L'itinéraire nous mène à  l'aéroport de Namche Bazar, le sentier longe la piste, et grimpe rapidement sur une crête, l'Ama Dablam surgit alors, au cœur d'un paysage de rêve.

 

 L'Ama Dablam

 

Petite halte au chorten de Syangboche, en levant les yeux, de très hautes montagnes apparaissent : le Kantega, l'Everest et la fameuse face sud du Lhotse, réputée « la plus difficile du monde ».

 

Shgorten de Khumjung

 

On progresse vers le nord, en s'élevant d'à peine 100 m de dénivelée, pour atteindre Khunde (3 840 m) avec un petit tour à l'hôpital local, puis descente sur Khumjung (3790 m) au pied du Khumbila (5761 m).

 

Khunde hôpital

 

Sur ce plateau, quelques pâturages, parsemés de pins, cyprès et bouleaux, alternent avec les champs de sarrasin et de pommes de terre, protégés des vagabondages des yacks par des murets en pierre. Ces terrains plats, faciles à cultiver, sont une aubaine pour les habitants, et les toits en tôle qui couvrent les maisons témoignent d'une relative richesse.

 

Kumjung

 

Petite visite à la Gompa (petit monastère) de Khumjung où l'on découvre enfin "le mystère de l'humanité" le "crâne du Yéti" et surtour la boîte à donation qui fait vivre les moines !

 

Comba de Khumjung

 

What is it ? It's Yéti s'skul Sir !!!!

 

Dans ce village, existe l'école "Edmund Hillary" (1er vainqueur de l'Everest le 23 mai 1953), ce dernier a fait construire cette école en l'honneur de Tenzing Norgayavant son Sherpa. On y apprend l'anglais pour mieux recevoir les visiteurs. Au Népal, seuls 25  à 30 % des habitants savent lire et écrire et le gouvernement fait des efforts pour combattre l'analphabétisme.

 

Khumjund Hillary

 

 Nous poursuivons notre route sur un très beau sentier entre des pierres à Mani gravées et redescendons sur Namche. A l'arrivée nous faisons quelques étirements parmi les porteurs qui défont leurs faix et débâtent les Yaks, puis un goûter "européen" à la "Germany bakery de Namche"

 

Jeudi 25 octobre 2007

 

Le chemin monte régulièrement mais sûrement (dénivellée du jour 3 400 m à 3 900 m), au détour du chemin nous apercevons Thamserku et l'Ama Dablam, la montagne sacrée qui restera notre point de mire jusqu'au Camp de Base. Après l'animation de Namche Bazar, nous retrouvons un peu de calme sur le chemin, quoique très fréquenté, par les touristes et les porteurs.

 

Après avoir passé le croisement qui mène à Khumjung; le chemin descend irrégulièrement parmi les pins. De cette forêt, riche en faune, surgit un faisan, emblème du pays.

 

Forêt

 

Plus bas, au fond d'une vallée étroite et boisée, s'écoule l'Imja. Juste avant le hameau de Phunki (3250 m), on gagne la rive gauche de l'Oudh Kosi : le pont suspendu, récent mais impressionnant, domine d'une dizaine de mètres l'ancien ouvrage.

 

Pont sur l'Imja 

 

Le sentier se lance ensuite dans une bonne montée et l'on découvre comme dans un livre d'images le monastère de Tyangboche. Un ensemble de bâtiments serrés les uns contre les autres peints en rouge ce qui montre que c'est un monastère et non pas un village.

 

L'un des plus beaux lieux du monde : Tyangboche se dresse, entouré de dépendances quasi médiévales, à l'extrémité d'un long éperon, sur une butte, il constitue un belvédère d'où l'on peut contempler un extraordinaire paysage de montagnes. En arrière d'un premier plan de sombres sapins, de bouleaux gainés de lichens et de rhododendrons nains, s'élancent de tous côtés vers le ciel d'immenses sommets recouverts de glace.

L'Everest qui fume, barre le haut de la vallée. La muraille de Nuptse se dresse comme un défi. Et une montagne unique par la pureté de ses formes, de toute beauté l'Ama Dablam.

 

Tengboche

 Tyangboche Le très célébre monastère de Tyangboche est l'un des plus riches du Népal. Dévasté, le 19 janvier 1989, par un incendie dû à un court-circuit électrique, il a été entièrement reconstruit et continue de recevoir les visites des nombreux trekkeurs. 

Tengboche

Après la visite du monastère, Sabine et moi nous nous dirigeons vers un groupe de moines. Sous les bannières hautes en couleur le Rinpoche ("précieux, qui désigne un religieux de haut rang) dépose sur nos épaules la "Kata" écharpe blanche qui est toujours un cadeau de bienvenue. 

 Tegboche

 

nous continuons notre chemin dans une magnifique forêt de rhododendrons,

 

Foret de rhododendrons

 

Les grands arbres perdent leurs feuilles dans une rocaille de rhododendrons nains, de bouleaux, de frênes couleur de flamme entourés de fougères, d'edelweiss et de fleurettes alpines d'un bleu frais et minéral. 

 

 Everest

 

Nous découvrons "l'Ever green lodge" à Deboche (3820 m) où nous passerons la nuit. Après le "tea time", nous effectuons nos étirements dans le pré à Yak sous les yeux ébahis d'un autre groupe de trekkeurs ! Ha c'est français ! Ce soir c'est la fête "pizza & tacos" au menu, c'est l'anniversaire de Yves, nous fêtons cela avec toute l'équipe.

Vendredi 26 octobre 2007

Lever 6 heures (comme d'hab, vue qu'il fait jour à compter de 5 h 30) des chappattis au petit déjeuner de quoi tenir jusqu'au déjeuner. Nous quittons le Lodge à 7 heures 45. Il faut dire qu'avec le froid qui règne dans les chambres nous ne traînons pas ! Les sacs sont vite faits pour que les porteurs puissent partir.

lodge de Deboche

Brossage des dents avant le départ de Deboche

Le sentier se dirige vers le nord-est à travers une forêt de conifères en une montée continue et traverse un versant raide sur lequel se déplacent parfois des troupeaux de Yaks. Un superbe paysage, encadré par l'Ama Dablam et la face sud du Lhotse nous montre la route.

 

Nous progressons sur la rive gauche de l'Imja Khosa jusqu'au village voisin de Pangboche (3985 m). Là, une vieille Gompa fondée au 16° siècle par le Lama Sangwa Dorje qui y a créé une école de boudhisme.

 

Gomba de Pangboche 

 

Ancienne statue de Boudha le dorje (varja) à la main

 

Panboche

 

Il est de tradition de se déchausser à l'entrée de la Gomba

 

Cette Gomba expose une urne fermée qui contient des ossements de yéti. De nature curieuse, j'interroge le gardien qui me dit que les ossements ont disparu : légende ou réalité... ?

 

Pangboche

 

Après cette visite très intéressante nous reprenons la route à travers une petite forêt de cyprès, dans laquelle se cachait peut-être l'étrange animal, entoure le lieu sacré.

  À la sortie de Pangboche, un chorten pose avec succès devant l'Ama Dablam. Au sommet de grands mâts des drapeaux de prières bleus, blancs, jaune, rouge, vert : les couleurs célestes claquent dans le vent frais qui lance OM MANI PADME HUM dans toutes les directions.

 

 Ama Dablam

 

Le chemin remonte tranquillement la vallée de l'Imja Khola, avec quelques « up and down »,  en passant au pied du Taboche, il croise deux hameaux d'alpage : Shomare où un nombre impressionnant de shortens nous indique le site de "Guru Ripoche". Nous déjeunons sur une terrasse avec un magnifique soleil ; un couple de rouge-queue volette sur les rocs noirs à la poursuite de quelques insectes : nous sommes à près de 4 000 mètres d'altitude !

Nous reprenons tranquille la route pour de rejoindre Orsho (4050 m) où nous découvrons les parcs à Yak.

.

 

Orsho

 

Nous avons donc passé le cap des 4 000 mètres. Une multitude de sommets enneigés apparaissent : le Khatang (6853 m) le Numbur (6955 m) et le Karyolung (6681 m) se dressent au sud-ouest; à l'ouest, le modeste Kumbila (5761 m) fait face à une famille de montagnes sans nom, tandis que se dessine, au nord-est, l'Everest et la face sud du Lhotse. En arrivant à Tsuro, après 4 h 30 de marche, on bifurque sur la droite pour traverser la Lobuche Khola.

 

Pont

 

Une dernière montée, le long de l'Imja, permet d'atteindre Dingboche, installation au lodge "Island Peak view".

 

Dingboche

 

Samedi 27 octobre 2007

La nuit a été très froide, le ciel dégagé était d'une telle pureté que l'on ne voyait que des étoiles, tellement nombreuses que les constellations étaient pratiquement plus repérables. Evidemment ici pas de traces de pollution.   Au réveil, dans la chambre le thermomètre affiche 5 petits degrés ! Brrr.

 

En route pour Chhukhung à l'extrémité de la vallée. La beauté de ce matin lumineux dans l'Himalaya. Brume et fumée des "bouses de Yak" qui se consument dans le poêle, rais de soleil et ravins obscurs, soudin un pic enneigé repose sur un édredon de nuages.

Dingboche

Le sentier s'éloigne de Dingboche en suivant la rive droite de l'Imja. Il traverse des alpages de plus en plus pauvres, parsemés de quelques masures.

Au bout de 45 minutes environ, le hameau de Bibre (4570 m) apparaît.  Après avoir franchi un premier affluent de Imja, on rejoint une vaste surface de détritus morainiques, où se mêlent sable et gros blocs de pierre Il faut franchir encore deux rivières avant d'atteindre les quelques maisons d'alpage de Chhukhung (4730 m).  

Une sente quitte ce dernier lieu habité et pénètre dans les prairies sèches, situées au nord-est du village, elle longe le glacier du Lhotse Nup et gagne, vers 5000 m d'altitude, des pentes schisteuses qu'elle remonte en direction d'une crête. On suit alors pendant 2 h 30, le fil de cette vieille moraine dont la pente est bien raide, on peine, on grimpe, on souffle, on halète, épuisé, tandis que là-haut les drapeaux de prières claquent sur les rochers gelé. Enfin on se hisse jusqu'au sommet du Chhukhung Ri (5546 m) indiqué par un cairn les ombres des drapeaux de prières dansent contre les parois immaculées de traînées blanches. Nos porteurs et sherpas sont là et nous accueillent chaleureusement. Morts de fatigue, mais fous de joie nous contemplons ce ciel au bleu si pur tandis que le vent claque dans nos oreilles et nous étourdit.

chhukhung

  

La respiration est plus difficile à cette altitude, et le souffle est de nouveau coupé, cette fois, par le superbe panorama qui se déroule à 360°. Nous prenons des photos et avons une pensée émue pour Sabine qui est restée au Lodge pour se reposer "elle est un peu patraque : le mal des montagnes".

De ce belvédère, la liste des sommets à découvrir est longue: la chaîne du Cho Polu (6734 m) le Makalu, l'Island Peak 6189 m "sommet facile», le Baruntse (7720 m), l'Ama Dablam que l'on ne présente plus, la pyramide du Pumori (7 165 m),

Chhukhung 

la barre des Chamlang, une belle face sans nom culminant à 6840 m, de laquelle descend le glacier Imja, avec au pied l'Imja Tsho (un beau lac glaciaire). 

Chhukhung

Bref, un ensemble fabuleux de parois vertigineuses auxquelles s'accroche miraculeusement une neige immaculée, et un flot d'impressionnants glaciers ponctués de lacs multicolores. Il faut cependant redescendre la joie au cœur devant tant de beauté. Nous descendons rapidement, histoire de se faire "des globules", René est avec nous. Au village nous trouvons des Yaks qui paissent et se reposent devant la gigantesque face sud du Lhotse qui prend toute son ampleur.

Chhukhung

A l'arrivée c'est la douche au tuyau, l'eau qui vient directement des glaciers nous ravigotent, ça fouette le sang ! Au dîner c'est momos & frites et pour se détendre une partie de carte avec Dan Bhaduir (Sirda) et Kusang Sherpa.

 

 

 

 


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19/11/2007 - Le trekking, de Chhukhung au Camp de base de l'Everest - Khumbu

Dimanche 28 octobre 2007

La nuit a été très froide et pas terrible, serait-ce l'excitation du 1er plus de 5 000 m ? Bon on se rattrapera demain. La nuit de Sabine a été pire ! Mal à la tête, au dos, fatigue, baisse de moral : Alerte de Julien. Heureusement nous redescendons. Petit souvenir du Lobuche Peak avant le départ.

Départ de Chhukhung 

Nous quittons Chhukhung par une jolie descente sur la rive droite de l'Imja Khola, plus bas, une mer de nuages recouvre la vallée , mais ici à 4700 m c'est un beau soleil, un peu froid. Nous retournons avec plaisir à Dingboche.

 

 

 Dingboche

 

Le chemin monte tranquillement, au sommet d'une belle colline nous avons une vue magnifique sur la vallée de la Lobuche Khola, sur le village de Pheriche et de très loin nous apercevons le Cho La Passe, le col que nous franchirons dans une semaine.

 

Pheriche

 

Pour le moment, nous descendons joyeusement et toujours sous un soleil radieux le chemin qui nous mène au lodge, il est 11 heures, c'est une petite étape de récupération. Nous sommes arrivés tôt et nous regardons nos porteurs qui courrent le dans la descente !

 

Porteurs à Pheriche

 

Après le déjeuner, Julien propose à Sabine de l'emmener à la "clinic rescue himalaya" qui est en fait un dispensaire où des médecins "news-zélandais" étudient les problèmes liés à l'altitude et en particulier au mal des montagnes. Je les accompagne car j'avoue, bien que Sabine aille mieux, que nous souhaitons être rassurés sur sa capacité à continuer le trek.

 

Pheriche

 Le Mal Aigu des Montagnes (MAM) est dû à la raréfaction de l’oxygène en altitude. Certains signaux bénins permettent de reconnaître son apparition (le plus souvent entre 3000 et 3500 mètres). Dans la grande majorité des cas, ces signaux disparaissent : on parle d’acclimatation. Mais ces symptômes doivent être pris en compte lorsqu’ils persistent et s’accentuent. Ces malaises non reconnus peuvent entraîner des troubles graves, telles que l’œdème pulmonaire ou cérébral.

Symptômes bénins du mal d’altitude : Maux de tête, nausées, perte d’appétit, perte de sommeil, gonflement de certaines parties du corps telles que mains ou visage.

Symptômes de l’œdème pulmonaire : Essoufflement accru ressenti même au repos, toux persistante, respiration bruyante, rétention d’urine.

Symptômes de l’œdème cérébral : fatigue très accrue, vomissements, très sévères et persistant maux de tête, difficulté pour marcher (démarche ivre), perte de lucidité, incohérence dans le comportement et la parole, vertiges.   

 

Cure :

Symptômes bénins : arrêter l’ascension jusqu’à ce que ces symptômes aient disparus (une journée suffit, en général).

Symptômes de l’œdème pulmonaire : Redescendre immédiatement (au moins 500 m de dénivellation) jusqu’à disparition des symptômes. On peut reprendre lentement l’ascension.

Symptômes de l’œdème cérébral : Redescendre immédiatement, si possible jusqu’à un poste de secours: En aucun cas ne reprendre l’ascension, abandonner le trek.

Prévention : Pendant tout le séjour en haute altitude :

·       Augmentez la consommation de liquide et vérifiez que vous urinez normalement.

·       Augmentez la quantité de sel.

·       Emportez quelques fruits secs riches en potassium, tels que les abricots, les pruneaux... 

Le médecin très sympathique pose des questions "en anglais", ce qui nous permet de revoir tout notre vocabulaire sur la santé ! Après auscultation, : poumons, oxygénation, maux de têtes, il ne diagnostique rien de grave et n'est pas du tout alarmé. Notre petite toulonnaise résidant au niveau de la mer, n'a tout simplement pas l'habitude de l'altitude et a plus de mal à s'acclimater. Le fait d'être redescendue a déjà amélioré son moral, et nous voici rassurés : nous pouvons continuer. 

 

Retour au Lodge : douche chaude, lessive… et visite du village qui se compose de charmantes habitations toutes construites de pierre, avec souvent de solides toits de lauze.

 

Pheriche 

 

Nos hôtes sont charmants, c'est un couple de jeunes népalais. Au dîner nous avons des pizzas et des pommes de terre et nous dansons autour du poêle avec les hôtes, les sherpas et les porteurs au son des chansons népalaises et surtout de : Resham Firiri. Ce soir nous gardons Sabine avec nous dans la chambre.

 

Lundi 29 octobre 2007  

La nuit a été excellente jusque 5 heures 30, notre organisme s'est habitué au réveil tôt. Il est vrai que cela nous fait des nuits de 9 à 10 heures ! A partir d'aujourd'hui, nous attaquons la vallée du Khumbu : du sérieux.

Le sentier s'orientant vers le nord-ouest remonte la Lobuche Khola, affluent de l'Imja et traverse tranquillement, avec de légers « up and down », un versant couvert de prairies rases. La marche, facile, laisse tout loisir pour contempler le paysage, et notamment la vallée qui présente ici ses plus beaux atouts. Les montagnes enneigées : Pumori, Ama Dablam, Kang Taiga, Thamserku et Cholotse, nous accompagnent durant toute cette étape. 

Khumbu

Le hameau de Dusa (4503 m) marque le début de la montée qui mène d'abord à Duglha (4620 m) petit village construit au pied du glacier du Khumbu, où nous déjeunons.

 

Dughla 

 

Après le déjeuner nous attaquons la montée dans la moraine, nous sommes à plus de 4 800 m et il y a toujours du monde sur le sentier malgré une marche assez "éprouvante" des trekkeurs, mais aussi des colporteurs...

 

Khumbu

 

A 4 830 m nous atteignons le Trokla Pass, nous découvrons le col avec une étrange impression. Ici se situe le Mémorial Sherpa. En effet des centaines de cairns sont élevés pour chaque Sherpa décédé lors de l'ascension de l'Everest... c'est très émouvant.

 

Trokla Pass

 

Après un moment de reccueillement, nous nous offrons une pause bien venue où chaqu'un peut tester ses capacités... surtout Julien

 

Trokla Pass

 

Après la pause, nous continuons notre chemin, qui franchit une rivière glaciaire, avant de s'élever entre la Lobuche (à gauche) et le glacier Khumbu (à droite).

 Dughla

 nous poursuivons donc sur la rive gauche de la Lobuche, de loin nous voyons déjà les porteurs atteindre le premières maisons de Lobuche.

 Khumbu

Après 6 heures de marche, nous atteignons Lobuche à 4 910 m.

 

Ce village d'alpage, particulièrement raid, est coincé entre le glacier du Lobuche et celui du Khumbu, qui descend les pentes du Pumori ; au-dessus se dresse la montagne du Lobuche Est (6119 m). Cependant le village a des airs de "Bidon ville" c'est un village "de passage "essentiellement aménagé pour les "touristes". Il y a peu de lodges en dur, surtout du bois, de la tôle... et des matériaux de récupération. Pour preuve : une épave d'avion trône au milieu de détritus de toute sorte...  à côte de "toilettes himalayennes". Et oui ! le tourisme n'a pas que de bons côtés ; mais de part notre présence, nous en portons tous la responsabilité ! 

 

Après l'installation au Logde, nous grimpons sur les pentes morainiques qui dominent le campement, nous pouvons admirer un beau coucher de soleil sur le Lhotse. A 17 heures, c'est le briefing et nous préparons nos sacs car demain nous nous levons tôt, la journée sera longue.

 

Le Lhotse ou "pic sud" (traduction littérale du Népalais), à droite sur la photo prise au sommet du Kala Patthar, 

 

Lhotse

 

souvent qualifié de satellite de l'Everest, est le quatrième plus haut sommet du monde. Ses 8516 m d'altitude ont été gravis pour la première fois le 18 mai 1956, par les suisses Adolf Reiss et Fritz Luchsinger dans une expédition menée par Albert Eggler. Sa face sud, formidable barrière de 3 500 m de dénivelée, a constitué un des enjeux majeurs de l'Himalayisme, dans les années 1980. En 1990, le Slovène Toma Cesen prétend avoir résolu ce grand problème ; mais aucune photographie de la voie n'a été prise. Manque de preuve face à cette ascension impossible aux yeux de certains : s'en suivra une polémique, jamais résolue, jetant le doute sur cet exploit

 

Mardi 30 octobre 2007 

 

Nous sommes réveillés à 4 heures avec un thé et des gâteaux. Effectivement, un départ au petit matin permet d'appréhender cette marche en haute altitude avec plus de tranquillité et de mieux profiter du paysage. C'est donc un départ à 4 heures 50 à la frontale.

Lobuche

 

Le sentier remonte doucement la Lobuche, en longeant le glacier Khumbu, nous passons tranquillement le Lobuche Pass (5 110m) quand le jour se lève.

Lobuche - Gorak Shep

 

Le terrain, facile durant les deux premières heures de marche, devient plus physique : la langue terminale des glaciers Changri Nup et Changri Shar coupe la route pour rejoindre le glacier du Khumbu. Cette intersection glaciaire, recouverte d'une moraine grossière, occupe l'esprit et les jambes pendant une bonne heure. Puis le sable prend possession des lieux, on découvre alors Gorak Shep (5140 m) : un lac et de drôles de petites maisons perdues dans une mer de sable !

 

Vallée du Khumbu

 

Il est 8 heures du matin et nous prenons un petit déjeuner bien mérité au lodge, un peu de repos avant d'attaquer le Kala Patthar. Heureusement le soleil est déjà là pour nous réchauffer un peu car à cette altitude le fond de l'air est frais.

 

Gorak Shep

 

Et c'est parti pour le sommet du Kala Pattar. Ce dernier ne présente aucune difficulté technique ; cependant la majeure partie de l'étape se déroule au-dessus de 5 200 m.  Une sente caillouteuse guide nos pas jusqu'à ce superbe belvédère, et mieux vaut ne pas penser à la raideur du chemin de toute façon on branche "le pilote automatique" et on regarde droit devant : l'élégance et la beauté du Pumori en point de mire nous insuffle le courage de monter.

 

Gorak Shep

 

Le sentier qui monte au Kala Patthar et la pyramide du Pumori

 

La montée dure environ 2 heures pour certains et 3 heures pour Jean-Luc et Sabine (qui fait preuve aujourd'hui de pugnacité !). Une fois l'effort accompli : quelle récompense ! Le glacier du Khumbu s'étale, monstrueux sur des kilomètres,

Kala Patthar

tandis qu'à l'ouest, l'Everest, fier de dominer le monde, dévoile son mythique ressaut Hillary et, en contrebas le col sud, prolongé par l'arête du Lhotse ; devant lui, le Nuptse revendique ses 7879 m d'altitude. 2000 m plus bas, des «ice fall» narguent les prétendants à l'Everest. Ce chaos glaciaire est la première difficulté pour se rendre sur le toit du monde, nous apercevons d'ailleurs aux pieds le camp de Base. 

 

Everest

 

Les yeux s'emplissent de ces merveilleux paysages.

 

Malgré les rafales violentes du vent, on s'embrasse, on se congratule, les Sherpas, les porteurs, ils sont tous là pour fêter avec nous cette rude et magnifique ascension pour les novices que nous sommes.

Kalla Patthar 

Les clics des appareils photo retentissent devant tant de beauté, de grandeur. C'est digne de "la montée des marches à Cannes" : les "stars "sont présentent. Justement surprises de magnifiques oiseaux (Lagopèdes ?) viennent nous saluer.

 

Kala Patthar

 

Nous redescendons dans la poussière que nos pas soulèvent. La vue est magnifique sur le glacier du Khumbu et Gorak Shep qui ressemble à un jeu de Lego posé sur le sable. Il y a pas mal de monde au Lodge, nous faisons notre petite séance d'étirement en suivant les conseils de Sabine, qui pour l'occasion "pète la forme".

 

Gorak Shep 

 

Après le déjeuner, c'est un repos bien mérité qui nous permet de mettre à jour "les carnets de route" et de comparer les photos.

Mercredi 31 octobre 2007

Après le petit déjeuner nous nous mettons en route avec du "baume au cœur".  Aujourd'hui, nous allons jouer dans la cour des grands, nous marchons sur les traces d'Edmond Hillary jusqu'au Camp de base de l'Everest. (voir l'article sur la conquête de l'Everest)

Evidemment, la petite balade n'est pas facile ! C'est une marche assez fastidieuse dans la moraine géante du Khumbu !

 

Everest

 

Nous nous dirigeons plein nord, l'horizon est caché par la hauteur du glacier, des grottes et des lacs creusent la glace. Nous entendons les chutes des séracs, et soudain un grondement terrible retentit : c'est une avalanche de glace dans les "ice falls".

Everest

Après presque 4 heures de marche, plusieurs "up/down", des traversées de bédières, des franchissements de rochers nous atteignons la glace du camp de base.

Camp de base

 

Une fois de plus l'émotion est au rendez-vous, c'est presque à la limite du réel. Il fait un temps magnifique, le soleil nous réchauffe, nous sommes à 5 364 m au milieu des tentes des expéditions : c'est un moment intense que nous vivrons peut-être qu'une seule fois dans notre vie !

Camp de base

Je pénètre dans une tente de l'expédition thaïlandaise et je suis accueillie par 4 sherpas népalais. Deux ont effectué leur stage de guide à Chamonix, bien sûr tout de suite nous discutons de la vallée alpine dominée par le Mont Blanc (j'y ai vécu 15 ans, aux pieds du glacier des Bossons). Ils nous offrent le thé. Un autre sherpa est le plus jeune népalais à avoir gravi l'Everest, il avait 17 ans en 2004, lors de cette ascension.

Camp de base

 

Les Sherpas nous parlent de l'ascension en cours. En fait l'expédition est bloquée au col sud, car des rafales violentes de vent empêchent les sherpas de poursuivre jusqu'au sommet du géant. Pour une fois mon anglais, n'a pas fait obstacle à la conversion, c'est un mélange de français/anglais que nous utilisons et une fois de plus les joies de la montagne et de l'alpinisme nous permettent d'être en symbiose malgré nos origines différentes.

Camp de base

 

Il nous faut quitter ce lieu enchanteur avec regret, la marche de retour est longue.

Everest

Après un déjeuner rapide à Gorak Shep et malgré la descente, 2 heures de marche intense nous parvenons à Lobuche au "Kala Patar Lodge" il est presque 18 heures. Le soleil est couché et il fait très froid.

 

Lobuche

 

Nous prenons possession de notre chambre, "une boîte à chaussures" pour 3 personnes aux dires de "Sabine". Et oui elle est en pleine forme ce soir après sa rencontre avec les jeunes sherpas au Camp de Base. Ce soir la "Dining room" est bondée, nous avalons notre soupe et nos pâtes avant de rejoindre à 20 heures notre "magnifique suite" pour un repos bien mérité.

 

Lobuche

 


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19/11/2007 - Trekking, le retour Thamé à Lukla via Namche Bazar - Lukla

 

Mardi 06 novembre 2007  

 

Nuit calme et sereine. Serait-ce l'omni présence des moines ? Le départ est fixé à 8 heures, beaucoup de bruine ce matin. Le sentier commence par une belle descente vers le sud-est sur un versant raide dominant la rivière Bhote Kosi de plusieurs centaines de mètres. Le chemin est très fréquenté ce matin, nous croisons plusieurs groupes de gamins qui se rendent à l'école, d'autres qui nous regardent passer

Thame

des Népalais et népalaises avec leur éternel chargement également des nonnes, également lourdement chargées montent péniblement le chemin qui les mènera au Monastère.

Vallée de la Bhote Koshi

Les nuages occupent toute la vallée et nous ne voyons que quelques mètres devant nous. Au loin retentit un grondement sourd, et soudain nous apercevons un pont qui surplombe la Bhote Koshi véritable torrent alimenté par des quantités d'eau incroyable ! Nous traversons le pont au-dessus de marmites profondément érodées par la force des eaux.

 

Vallée de la Bhote Koshi

 

A la sortie du pont, nous reprenons le chemin très humide au niveau de très beaux portraits de Bouddha, qui doit sûrement veiller sur cet endroit.

 

Bhote Koshi

 

Le chemin suit des marches de pierres particulièrement glissantes la végétation rase et buissonneuse fait place à une forêt peuplée de Rhododendrons, sapins, pins et cyprès ; c'est l'automne, les arbustes colorent les versants de leur rouge vif.

Bhote Koshi

 

Au bout d'une heure de marche environ, les hameaux de Samde, Thamte et Thamo, (3600 m) se succèdent, exposant de nombreux édifices bouddhistes.

Bhote Koshi 

Nous traversons le village de Phurte à 3 390 mètres, où nous retrouvons des tibétains qui vendent leurs colliers aux jolis émeraudes. Le retour à Namche Bazar se matérialise par de belles pierres à Mani très colorées.

Namche Bazar 

Après un peu plus de 3 heures de marche nous amorçons la grande descente qui nous ramène dans la capitale du pays Sherpa. Le ciel se dégage et le soleil apparaît.

 

 

Mercredi 07 novembre 2007

 

Ce matin, visite du Musée Sherpa et de l'école publique de Namche Bazar (voir article sur Namche Bazar)

 

Namche Bazar

 

Namche Bazar

 

Après les derniers achats de souvenirs : turquoise, cloche de yak... Nous quittons "le Kongde view Lodge" après le déjeuner pour rejoindre Phakding par la route de l'aller. Nous passons le chorten devant le marché tibétain,

 

Namche bazar

 

un dernier sourire des Sherpanis 

 

Namche Bazar

 

Nous retrouvons sur le chemin l'animation du départ.

Sur le chemin du retour

 

Nous avons laissé Sabine avec Prem et Jean-Luc & moi pouvons profiter de la descente avec un autre regard.

 

Retour sur Phakding 

 

Aujourd'hui la route semble tellement facile, nous prenons le temps de faire d'autres rencontres… Les népalais sont au travail au champ.

 

Retour sur Lukla

ou à la fabrication de corbeilles de transport

 

Retour sur Phakding 

 

Une jeune maman promène son bébé dans un berceau

 

Arrivée à Phakding 

 

Nous profitons des moments d'arrêt pour admirer le paysage, discuter avec les sherpas et prendre les ultimes photos sur la route du trek.

 

Monjo

 

A l'heure du thé nous retrouvons le Lodge à Phakding. L'un après l'autre les porteurs arrivent et se retrouvent pour poser leur chargement sur le muret et se mettre ensuite autour du foyer. L'un d'eux, visage timide et sourire enfantin, qui paraît trop faible pour sa charge nous regarde… mais le language empêche le dialogue… alors nous lui rendons simplement son sourire.

 

Jeudi 08 novembre 2007

C'est la dernière étape, nous retournons à Lukla. 3 semaines déjà, les souvenirs reviennent ... Nous portons un autre regard sur les paysages de l'aller... des événement nous ont échappé !

 Sur le chemin du retour

A la sortie du Sargamatha National Park, nous croisons les "nouveaux trekkeurs" qui montent. Ils n'ont pas encore cette fierté de ceux qui "ont fait" et qui "ont vu".

 

Sagarmatha

Au détour du chemin, un dernier regard sur le Thamserku qui se dévoile

Thamserku

Nous croisons également, au village de Ghat, une troupe de jeunes "maoïstes" qui monte sur Namche pour fêter "la nouvelle année bouddhiste". Singulier pays où tout se côtoie, se mélange : tradition, religion, politique dans la joie et la bonne humeur.

Goupe maoïste

Je crois que nous "occidentaux" nous avons beaucoup de choses à apprendre de ce pays qui semble pourtant être tout juste sorti du Moyen-âge et qui avec ses idées de révolution en appel encore aux Dieux.

Sur le chemin du retour

Nous approchons de Lukla,

Ghat 

tout au long du chemin les enfants sont aimables et enjoués. Bien qu'ils réclament un peu (pencils, books,bonbons), ils n'y mettent pas trop de sérieux ; ils préfèrent tendre la main, nous accompagner un moment, faire une cabriole ou nous toucher avant de s'enfuir en riant avec toujours un joyeyx Namasté. A Lukla, les nuages sont bas et il bruine… Le village semble misérable.

Habitat modeste 

 

Lukla

 

Rues défoncées

 

Namche Bazar

 

 

Evidemment après les couleurs et la beauté de la montagne, la blancheur des cimes, ce village de passage est triste et les népalais y survivent en attendant "les touristes" avec leurs boutiques.

 

 Retour Lukla

Nous nous mettons à l'abri dans le Lodge autour du poêle pour profiter une dernière fois de l'odeur de la bouse qui fume !

Lukla 

Ce soir au Lodge, nous faisons la fête avec les porteurs, les sherpas et le sirdar, la fin de notre trek annonce pour ces dernier soit, le retour à la maison et pour les autres un nouveau départ. Et nous reprenons en cœur : Resham Firiri, le chant qui restera dans nos mémoires après le Om mani padmé houm "Ô toi, merveille dans le Lotus".

Retour Lukla

 

Vendredi 09 novembre 2007

 

Saut du lit à 5 heures, petit déjeuner à 5 heures 30. Les sacs se font légers, nous avons laissé une bonne partie de nos affaires aux porteurs. L'ambiance est un peu tendue : météo est incertaine ! Les avions seront-ils au rendez-vous ?

 

A 6 heures nous sommes à l'aéroport, sur le chemin boueux et défoncé à cause des pluies précédentes un long ruban de trekkeurs "ensommeillés" s'étirait.

 

Alors commence l'attente, à 7 heures 30 le premier avion de la "Yéti Airlines" se pose et redécolle après quelques minutes seulement… le temps de l'embarquement.

 

Lukla

 

Le Dornier "Agni Air" n'arrive qu'à 10 heures, nous embarquons rapidement…

Aéroport de Lukla

Une trouée dans les nuages nous permet de décoller !

Lukla

Un moment d'émotion quand l'avion s'aligne, dernières prises de vues sur la montagne : Bye bye Lukla.

 


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19/11/2007 - Le Trekking, de Lobuche à Thamé par les Grands cols - Everest

Le col 

"La" en népalais c'est le passage, ou plutôt la divinité qui garde le col et qui peut permettre ou interdire de le traverser. Les cairns qui le signale sont faits de tas de pierres, de bâtons, de foulards, de drapeaux à prières qu'un pèlerin souhaitant se concilier les dieux de la montagne dépose au col. Ils portent bonheur au voyageur qui franchit un col pour la première fois.

Jeudi 1er novembre 2007 

Nous avons bien dormi, malgré le froid qui a envahi la chambre au matin.  Surprise dehors tout est gelé, même le tuyau d'arrivée d'eau ! Débarbouillage à la "lingette" et brossage rapide des dents. Il n'y a pas de douche, pas de lavabo au lodge… et ne parlons pas des toilettes !

Lobuche

Bon, nous sommes à 5 000 m quand même et puis la bonne humeur de nos hôtes et de nos sherpas remplace le confort… après notre exploit de la veille. L'étape du jour doit être "reposante", en descente essentiellement, alors avant de partir nous avons le temps de visiter les lieux : la cuisine

Lobuche 

et la boutique bien achalandée !!!

 

Lobuche

 

A 8 heures, départ pour les grands cols, vers Dzonglha par le chemin de l'aller. De l'autre côté de la vallée, le chemin reliant Lobuche à Pheriche est nettement visible, nous distinguons le Thokla Pass et le mémorial Sherpas.

Nous bifurquons en direction du nord-ouest. Le sentier traverse un versant abrupt couvert d'une végétation pauvre, tandis que se dévoile, sur la gauche, le glacier du Chola.

Le Cholatse 6335 m

À ses pieds, apparaissent soudain les eaux turquoises du Chola Tsho.

Cholatse

On progresse en amont de ce lac, jusqu'au hameau de Tsholo (4665m). Puis, nous traversons, sur un pont de pierre assez précaire la rivière qui alimente le lac : Chola Khola. Le chemin emprunte des moraines très anciennes.

Plantées au milieu d'un replat, de l'autre côté du cours d'eau, quelques baraques révèlent une présence humaine : il s'agit de Dzonglha (4843 m) où nous allons passer la nuit. Le village est situé au pied du Cho La et nous pouvons apercevoir le sentier que nous emprunterons demain.

Dzonglha

 

Au déjeuner : des œufs et des frites… Petit problème, il n'y a toujours pas d'eau au lodge, alors ce sera douche à la source : 100 mètres plus bas, température : quelques degrés pour l'eau mais heureusement l'air est doux, avec un petit tour quand même par "la salle de bains".

 

Dzonghla

 

Vendredi 02 novembre 2007

Il est 5 heures quand sonne le réveil… Pour une fois,  j'envisage une "grasse matinée", coup de fatigue ?  mais le petit déjeuner nous attend déjà, le départ est fixé à 6 heures, au lever du jour.

Dzonglha

Nous traversons une plaine alluviale, le sol est très humide. Il n'a pas beaucoup gelé cette nuit pourtant nous sommes à 4 900 mètres. Nous apercevons le Lobuche Est qui domine la plaine de ses 6 119 mètres, c'est une belle face glaciaire. A ses pieds quelques lacs glaciaires d'un bleu intense. Les lacs de montagnes sont connus par les géographes sous le nom de "laquets" s'ils ont été créés par une activité glaciaire. Les laquets se situent principalement proches des sommets de l'Himalaya, à environ 5 000 mètres d'altitude.

Notre chemin se poursuit vers le nord, et progresse en terrain d'abord assez plat, puis la pente s'accentue progressivement et le cheminement, parmi les moraines, devient rude. Après c'est un passage en rocher facile mais avec de grosses pierre à grimper, ce qui sollicite parfois les mains pour l'appui. J'atteins le haut du rocher, où je retrouve Yves & Jacques.

 

Cho La Pass

 

En contrebas j'aperçois le dénivelée important (500 mètres), et dessous, un peu plus bas Passang Sherpa avec le caisson hyperbare (au cas où ?) il précéde le groupe de Julien qui forme des petits points noirs sur les rochers.

 

Cho La Pass

 

Juste devant, Sabine est accompagnée par Dhan Bhaduir notre Sirdar.    

 

Cho La Pass

 

Enfin, nous prenons  pied à 5 350 m sur un glacier, c'est pour moi un magnifique cadeau : c'est mon anniversaire aujourd'hui. Ici l'univers m'appartient, et j'appartiens à l'univers. Toujours un peu essouflée, j'écoute le vent siffler sur ces hauteurs qui semblaient tellement inaccessibles.

 

sCho La Pass

 

Nous  remontons le glacier relativement plat sur une piste enneigée qui nous emméne au col Cho la Pass. Un gypaète traverse cette blancheur et son ombre traîne sur la neige.

Le Cho la Pass

 

De ce passage perché à 5420 m d'altitude, une ambiance de haute montagne se dégage vers la vallée de la Duhd Kosi. Au nord du col, se dresse un sommet sans nom, culminant à 5623 m, qui nous titille par ses 200 m de dénivelée, il semble accessible mais nous n'avons pas de  matériel d'alpinisme.

Cho La Pass

 

Il faut à présent penser à la descente, qui d'ailleurs ne semble pas facile. Un dernier coup d'oeil sur la vallée où l'on aperçoit le Lobuche Est, la vallée du Khumbu assez loin et l'Ama Dablam.  Nous entamons la descente, bien enneigée sur de hautes marches de pierre irrégulières.

 

Cho La Pass

 

Après presque 2 heures de marche dans une vieille moraine qui use les jambes c'est la pause déjeuner. Après ce repos bien mérité, nous reprenons la route, encore assez longue dans une pente très dénudée.

 

Cho La Pass

 

Quand les nuages envahissent la vallée, nous atteignons enfin Dragnag à 4 700 mètres.

 

Dragnag

 

Nous rejoignons "le Chola Pass Ressort", lodge tout neuf, construit depuis 2 ans. Pour la douche... encore une épreuve, des seaux sur le toit sont remplis un à un quand l'eau de la bouilloire est chaude ! Un exploit de pouvoir se doucher. Les chambres sont très propres avec de la lumière au plafond, un grand luxe. Au dîner : surprise, il y a un gâteau et 1 bougie !

 

02 novembre

Samedi 03 novembre 2007

Nous partons à 8 heures pour Gokyo. Au départ de Dragnag, nous descendons la moraine pour traverser le glacier Ngozumpa qui naît sur les pentes du Cho Oyu. En fait il s'agit du front de la langue glaciaire de ce gigantesque glacier. Surprenant et surtout démesurer (environ 1,2 km de large à l'endroit où nous le traversons).

Ngozumpa 

La surface de la glace quant à elle est recouverte de pierres (du à l'érosion), entre les séracs dorment de magnifiques lacs parfois bleus, parfois gris selon la profondeur. Et chose plus surprenante encore nous découvrons des dunes…! de belles dunes dignes du "Sahara" avec un sable gris clair très fin et très doux. Nous y laissons l'empreintes de nos pas avant de rejoindre l'autre rive.

Gokyo 

Nous prenons pied sur la rive droite du glacier Ngozumpa au niveau du lac Longponpa (4 710 mètre d'altitude) et ses belles eaux vertes. Il s'agit du plus petit des trois lacs qui se succèdent sur ce replat coincé entre le glacier et les versants raides. Nous continuons tranquillement notre chemin vers le nord.  

Au sud, le Thamserku et le Kang Taiga dévoilent leurs faces nord abruptes : impressionnant ! Le chemin traverse des prairies caillouteuses pour rejoindre un autre lac Taboche  Tsho (4 740 mètres).

 

Nous atteignons enfin le Dudh Pokari lake (4 750 mètres), sur les rives duquel se niche Gokyo (4 790 m). Avant d'atteindre le village nous longeons les rives de ce magnifique lac aux eaux bleues turquoises, bordées de petits chortens et de drapeaux à prière. Ces cairns sont consacrés aux démons de l'eau : Klu qui peuvent être vindicatifs si on les oublie.

Gokyo

 

Ce village d'alpage, habité uniquement durant les mois d'été, est construit au pied de l'imposante moraine du glacier Ngozumpa, qui culmine 50 m plus haut. Le lodge se trouve au bord des eaux bleues froides, dans un cadre superbe. Surplombant le lac, le Gokyo peak nous domine du haut de ses 5 360 m. En levant les yeux nous pouvons apercevoir le Renjo Pass, col que nous franchirons demain. Seul le glacier du Ngozumpa reste invisible, caché derrière sa masse morainique. Nous nous installons au "Lake side Lodge".

Gokyo 

Après le déjeuner nous profitons du soleil pour effectuer une petite balade. Nous rejoignons à travers les parcs à Yaks une sente qui se faufile entre la moraine et la rivière qui alimente le Dudh Pokari, ce tracé permet de monter sur la moraine du du glacier Ngozumpa. De petites plaques de neige, rappellent qu'à cette altitude frôlant les 5 000 mètres, la neige peut apparaître fréquemment.

 

Au sommet de la moraine, on découvre au nord, le glacier Gaunarar, qui descend du Chakung (7 029 mètres) avant de rejoindre le glacier Ngozumpa, tandis que le Cho Oyu se dresse tout proche, accompagné du Ngozumpa Kang et du Gyachung Kang. Nous redescendons, en empruntant un sentier au pied du Gokyo peak, avec une magnifique vue sur le lac qui se couvre de nuages vaporeux.

 

Petite lessive au lodge, je prends des nouvelles de Sabine, qui ne nous a pas accompagnés. Ce soir ce sera Coca-Cola et riz blanc ! Pour être en forme demain. A 20 heures nous dormons.

Gokyo

Dimanche 04 novembre 2007

4 heures, nous sommes réveillés par Julien, quelques minutes pour faire le sac : nous sommes rodés maintenant ! Petit déjeuner à 4 heures 30, et à 5 heures 10 nous partons en direction du Renjo Pass.  

A la lueur des frontales, nous contournons le Dudh Pokari lake, jusqu'à une petite rivière qu'il faut franchir à gué (sans mouiller les chaussures, ce qui n'est pas évident de nuit). Puis, une sente assez raide s'élève sur un versant couvert d'une végétation sommaire et parsemée de gros blocs de pierre. Sa trajectoire doit nous mener au col à (5 340 mètres), donc 500 mètres de dénivelée.

Renjo La

 

Un joli ruban se déroule sous nos pieds sur un sentier de très belles roches polies par un glacier qui a pris bien du recul. Le chemin continue par la droite détournant un chaos de rochers et se poursuit dans la neige.

Everest

 

La montée se fait plus raide, il faut à présent franchir des marches irrégulières creusées, par les fréquents passages et l'érosion des glaciers. En fait contrairement au col précédent le Cho La, le Renjo La est emprunté très fréquemment par des yaks et donc le sentier est bien tracé. Après plusieurs virages très serrés et un ultime effort, l'arrivée au col récompense tous les efforts. Je tombre presque à genoux, folle de joie, sur une étroite arête entre 2 mondes dans le clapotement incessant des drapeaux de prières usés et presque transparents.

 

Renjo La

 

Dans un festival de couleurs, les incontournables drapeaux à prières, j'atteins le "Renjo Pass". De ce belvédère je peux attendre tranquillement le reste du groupe, seuls Jacques & Marc m'accompagnent, nous avons franchi la distance qui nous sépare du Lodge en un peu moins de 4 heures. Nous pouvons goûter à présent la vue incomparable qui se dévoile sur les plus monstrueuses montagnes du monde et admirons leur reflet dans les eaux du lac.

 

Renjo La

 

Au nord, le Cho Oyu emplit le ciel de ses 8 201 mètres d'altitude et nourrit le glacier Ngozumpa.

Renjo la

En se tournant progressivement, le Ngozumpa Kang (7 806 m), le Gyachung Kang (7 922 m) et le ChaKung (7 020 m) barrent l'horizon, puis suivent le Pumori (7 145 m), l'Everest (8 848 m), le Nuptse (7 879 m) qui cache partiellement le Lhotse (8 516 m), et enfin, au loin, le Makalu (8463 m)  : quatre sommets dépassant 8 000 m d'altitude d'un seul coup d'œil !

Renjo La

 

Sans oublier, vers le sud, les montagnes qui nous accompagnent depuis Namche Bazar : Cholotse, Tawoche, Ama Dablam, Kang Taiga et Tamserku. Et à nos pieds le petit village de Gokyo et son lac. Nous acclamons chaleureusement nos compagnons à leur arrivée : ils l'ont bien mérité, vu les efforts fournis.

 

Renjo La

 

Julien accompagné de Christian, Richard et Gussang

 

Renjo La

 

Et, enfin Dan Badhuir qui n'est pas en pleine forme, il est grippé

 

Renjo La

 

Puis il nous faut affronter la descente, très escarpée, et très longue dans un front de moraine jusqu'à un petit lac "Angladumba tsho" (5000 m) où nous savourons notre pique-nique, le soleil adoucit l'air et nous en profitons.

Renjo La

 

Le sentier ensuite descend sur des croupes plus ou moins herbeuses. Le temps change rapidement et nous terminons notre journée dans les nuages bas qui envahissent la vallée et refroidissent l'atmosphère. Après plusieurs traversées de parc à Yak, nous atteignons notre lodge : il bruine. C'est la première pluie depuis notre arrivée.

Langden

 

Ce soir, plat traditionnel népalais le Dal Bhat (littéralement Riz Lentilles) et nos Sherpas nous enchantent avec leurs chants traditionnels.

 

Lundi 05 novembre 2007

Nous avons passé une très longue nuit : 20 heures à 7 heures 20… pas un bruit dans le dortoir… tout le monde était fatigué par les derniers jours de marche. Toutes les grosses difficultés du trek sont passées, nous entamons la descente de retour… pour rejoindre Namche Bazar.  Nous quittons Langden sous un ciel bas pour rejoindre la vallée de la Bhote Koshi "La rivière de Lait".  Dans une vallée très large, nous admirons un paysage très particulier. Des petits murets sont dressés un peu partout, ce sont des enclos où paissent des yaks pareils à des rochers noirs dans le soleil froid.

Langden 

Le long du chemin on trouve toujours une grande activité. Une maison ou un lodge accueillant avec des Sherpas, des enfants souriants.

Langden 

Les maisons, souvent de construction simple, sont ouvertes sur des murets de fortune qui permettent aux porteurs de déposer

leur fardeau.

Langden

Après avoir traversé plusieurs ponts,

Langden

 

le sentier descend rapidement dans un passage assez étroit & très raviné.

Langden

Et nous atteignons le croisement avec la route du Nord.

Langden

C'est par cette vallée que passent les caravanes de tibétains et leurs Yaks (d'où les enclos). En effet, les caravanes tibétaines qui font du commerce entre Népal et Tibet montent vers le Nord jusqu'au col de Namga La à 5 716 mètres.

 

Dans la vallée les bruits de cloches sont souvent les premiers indices de la présence des Yaks. Les animaux de tête, lourdement chargés, sont parés de colliers rouges et de pompons vivement colorés, ils sont chargés de sacs de grain et de marchandises diverses.

Bhote Koshi

Les tibétains sont souvent en costume semi-tradionnels un peu crasseux. Les hommes cheveux tressés retenus par une bague de corne et de belles turquoises aux oreilles, à leur coup luise des colliers, amulettes. Avec leurs cris discordants, leurs sifflets aigus, ils houspillent leurs bêtes.

Tibétains

les femmes sont en longue robe de drap grise ou noire, un tablier rayé enserre leur taille. Curieuses, elles nous inspectent de la tête aux pieds un grand sourire sur leur face brune et ridée.

 

 

Tibétaine

 

Un autre pont, qui semble interdit aux yaks ? Ou peut-être pas très confortable pour leurs pattes !

 

Bhote Koshi 

 

Nous croisons un peu plus de monde sur le sentier qui est déjà plus large et praticable, malgré quelques glissements de terrain où il disparaît presque complètement, ce qui rend la marche périlleuse. Des népalaises rient beaucoup en nous croisant, nos accoutrements les feraient-elles rire ?

 

Thamé

 

La météo n'est pas très favorable, les nuages encombrent la vallée, l'humidité est bien installée. Parfois les nuages se déchirent et nous sommes heureux d'apercevoir encore les sommets enneigés. Il faut en profiter un maximum, bientôt ce ne sera plus qu'un souvenir !

 

Bhote Koshi

 

Nous sommes repassés sous la barre des 4000 m d'altitude et nous atteignons "la banlieue" de Thame, marqué par un beau chorten.

 

 

 Thame

 

Nous faisons la pause du déjeuner. Nous retrouvons la civilisation : "une petite fille regarde la télévision ! La star'ac, version népalaise".

 

Thamé

 

Thamé est situé sur un replat à 3 750 m d'altitude, enclos à yacks, murets en pierre sèche et cultures de pommes de terre confèrent une ambiance champêtre à ce petit plateau. Il faut traverser un parc à Yaks qui semblent nous ignorer

 Thamé

et après une belle montée, nous atteignons le monastère, situé à l'ouest est collé contre une paroi à 3 900 m d'altitude.

 

Thamé

 

Thame

 

De nombreuses pierres à Mani annoncent la Gompa. La proximité du Tibet et les religieux qu'elle accueille régulièrement font sa réputation.

Nous sommes accueillis à la Gompa par un jeune Moine, qui semble captivé par l'appareil photo numérique de Sabine… et oui le numérique, l'internet a atteint les contrées reculées de l'Himalaya !

 

Thamé

 

Petite visite du Monastère et activation des moulins à prières. Puis nous redescendons sur "Thame village" jusqu'à notre Lodge.

  

"L'Everest Summiteer Lodge" est chauffé et très accueillant. Ce Lodge appartient à Appa Sherpa, qui a réussi l’exploit, le 16 mai 2007, d’escalader le mont Everest pour la 17e fois, battant son propre record du plus grand nombre d'ascensions réussies sur l’Everest.

 

Thame 


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19/11/2007 - Hygiène & commodités au Népal - Everest

Lors d'une discussion avec mon médecin pour préparer notre départ au Népal, plus particulièrement au sujet des petits désagréments et des gestes quotidiens d'hygiène et de commodités, ce dernier m'a précisé que l'hygiène était finalement une invention du 20ème siècle, devenue pratique courante au milieu du 20ème siècle à partir des années 1960 avec la reconstruction et le rajeunissement de l'habitat.

Effectivement à l'aube du 21ème siècle, mes souvenirs de petite fille sont très précis quant à mes séjours chez mes grands parents dans les années 1960 ! Les toilettes étaient dans une cabane au fond du jardin, avec des "romans-photos" en noir et blanc qui servaient de papier hygiénique. La toilette du matin se faisait à l'aide d'une cuvette dans l'évier de la cuisine. Et le bain hebdomadaire dans la lessiveuse, le samedi après-midi ! Non ce n'est pas de la préhistoire.

 

Pour la cuisine, la même cuvette servait parfois, bien sûr bien rincée à l'eau froide, car l'eau chaude sortait de la bouilloire toujours placée sur un coin de la cuisinière au du poêle. Aujourd'hui, nous avons tous une salle de bains, avec douche, baignoire, parfois double lavabos, l'eau courante (chaude & froide, mitigée...) tout est astiqué, javellisé, confort aseptisé d'occidental.

 

Aussi lors de ce séjour au Népal, nous avons fait un bon en arrière. Bien que le froid et parfois les longues marches en altitude nous semblaient être la difficulté principale de ce trek, et bien non : le plus difficile était le manque d'hygiène !

 

A moins de n'être pas curieux, nous aurions pu éviter de visiter les cuisines (ce qui est en principe proscrit dans le boudhisme),  ne pas insister sur la question de l'entretien de la vaisselle et la manière de cuisiner (mais nous aimons goûter les spécialités). Passés ces détails finalement "peu importants", il restait quand même la question de la toilette et de l'élimination des déchets corporels. Marcher durant 5 à 7 heures c'est bien pour le corps, pour l'esprit, mais une petite douche après la transpiration….. Manger pour conserver la "pêche" et restituer les réserves perdues, c'est excellent mais ensuite il faut éliminer les toxines…

 

Alors voici un petit aperçu des commodités au Népal. Attention des images peuvent choquer les âmes sensibles, et encore, vous n'avez pas tous les détails !

 

Il faut savoir qu'au Népal il n'existe pas d'assainissement des eaux usées. L'évacuation se fait directement dans les égouts, dont le réseau est plus ou moins géré, sinon de grands caniveaux couverts ou non courent le long des troittoirs. L'eau courante arrive au robinet dans les hôtels et logements des quartiers résidentiels et surtout très occidentalisés : Thamel et Lazimpat, où l'on trouve les hôtels et restaurants internationaux, les ambassades, les banques, le Palais présidentiel, etc...

Dans les autres quartiers de Kathmandu et sa périphérie, ce sont des puits, des fontaines ou des bassins qui approvisionnent les habitats en eau ainsi qu'à Bhaktapur. 

kathmandou

La vaisselle s'effectue directement à côté du puits, ici dans une rue de Bakthapur

Dans une rue de Bakthapur

Après la vaisselle, c'est la toilette

Bhaktapur

A Pashupatinath, la Bagmati, rivière sacrée près des bûchers de crémation, est le lieu où l'on purifie les morts, mais aussi on y fait la toilette des vivants et des animaux.

Pashupatinath

 

Sur les treks bien sûr tout est rudimentaire et aménagé pour les touristes, on pourrait dire "bricoler". Au-dessus de 3 000 mètres, le pittoresque est présent aussi bien pour la cuisine que pour les commodités.

 

A la montagne, l'approvisionnement en eau se fait soit à un robinet aménagé sommairement, soit directement au tuyau qu'on laisse couler en permanence pour l'eau ne gèle pas. L'eau provient directement de la montagne : source, torrent, fonte de glaciers.

Khumjung

 

 

Pour la cuisine, selon l'altitude on trouve différentes sortes de cuisine. En-dessous de 3 000 mètres, à cette altitude il ne fait encore très froid, dans la journée la cuisine se prépare à l'extérieur, dans une cabane rustique aérée, cela évite d'être enfumé.

Ghat

 

Mais une cuisine existe à l'intérieur des maisons, car le temps est souvent à la pluie.

 

Cuisine d'intérieur

 

Un four arrondi en argile est posé sur le sol, il possède un orifice sur le devant pour y introduire le petit bois et un ou deux trous au sommet pour faire bouillir l'eau pour le thé. 

Cuisine

 

Au-dessus de 4 000 mètres, c'est le domaine du vent et de la neige, la cuisine est fermée car les températures avoisinent plus souvent le négatif.

 

Gokyo

 

En général la cuisine fait également épicerie, pour le coca, la bière, le papier toilettes, les petites douceurs (toblerone, bounty...)

 

C'est sur la route qui relie Lukla à Namche Bazar, à Ghat que nous avons découvert les premiers WC du parcours, tout à fait convenables avec fermeture pour l'intimité, évacuation directe dans le sous-sol, un tas de feuilles et une petite balayette permet de recouvrir ce qu'on laisse tomber.

 

Ghat

 

Ce tronçon du parcours étant très fréquenté, il y a beaucoup de lodges sur le chemin, et certains propriétaires rivalise d'originalité. Ici à Monjo, on découbre un grand sens de l'esthétisme et de la décoration

 

Monjo

 

Dans les lodges, on trouve très souvent un lavabo, avec ou sans eau !

Lukla

Un WC de nuit, pas toujours très fréquentable avec au mieux une chasse d'eau, au pire un seau d'eau glacée et un broc. Et aussi la cabane au fond de la cours : si il y a une cour !

Gokyo

 

Dans les parks à yaks, au bord du chemin

 

Lobuche

 

finalement choisir la solution "plein air" pour les moins frileux et les ciels sont tellement étoilés c'est mieux qu'un bouquin !

 

Pour la douche, il y a une cabine extérieure prévue, et parfois de l'eau chaude (solaire, au gaz ou poêle à bois). Mais il est toujours difficile de prendre plusieurs douches consécutives. Il faut faire très attention quand on prévoit de se laver les cheveux, en général une fois le shampoing appliqué, l'eau devient glacée au mieux, ou ne coule plus du tout au pire. Cheveux propres ou rhum, il faut choisir.

Gokyo

 

L'eau est amenée par bidon, il faut mieux éviter de se laver les dents au robinet, choisir la bouteille d'eau minérales

 

Dzonghla

 

Un bon conseil à ceux qui auront le courage de me lire jusqu'au bout, emmenez des lingettes en grande quantité. La lingette est la garantie de la bonne humeur retrouvée. Elle débarbouille le matin, décrasse les mains avant et après les repas, est indispensable en cas de crise de "tourista". Donc soyez prévoyants !

 

Gokyo

 

Enfin, il existe la "serviette de porteur"

Serviette de porteur 

C'est une serviette multi usage : essuyer la sueur, protéger le front pendant le portage, s'essuyer les mains après la tsampa (bouillie d'orge qui se mange avec la main droite) et essuyer éventuellement la vaisselle du lodge. On la trouve dans différentes courleurs.

 

Je n'ai pas voulu brosser un tableau catastrophique et déprimant des commodités au Népal, plutôt amusant finalement pour les personnes, qui comme moi ont connu la cabane au fond du jardin. Il est vrai que la jeune génération peut avoir plus de mal à s'adapter... Quant à nous, nous sommes toujours vivants, en pleine forme, prêts à repartir là-bas.

 

 


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19/11/2007 - Namche Bazar, capitale du pays Sherpa - Népal

 

Namche Bazar, capitale du Pays sherpa 

La Capitale du pays Sherpa, Namche Bazar est une bourgade touristique, qui a perdu un peu de Son style authentique. Situé à 2 jours de marche de Lukla, elle étale ses habitation dans un magnifique "fer à cheval" qui domine la rivière de Bhote Koshi.

C'est un important carrefour, elle se situe sur la route du Tibet par le sentier de Thame et sur le sentier du Camp de l'Everest.

Namche Bazar

Pôle commerçant électrifié où se déroule chaque semaine un important marché, elle est un lieu de passage célèbre pour les locaux comme pour les trekkeurs. Les touristes s'acclimatent à l'altitude en consultant désormais internet et en se délaissant dans les "Bakery" repaires des touristiques occidentaux où l'on peut voir divers trophées d'ascension.

Namche Bazar

En se baladant dans ses ruelles, on peut observer l'adaptation des constructions à la pente, avec des entrées sur 2 niveaux, chaque maison possède sa boutique de souvenirs.

Namche Bazar

De l'artisanat purement tibétain dont les prix "très attractifs" sont toujours à discuter avec le sourire. On trouve des vêtements en poil de yak, des bijoux traditionnels en émeraude, corail rouge, œil de léopard et argent, des moulins à prière, des bols chantant, des cloches de yaks. Dans les petites boutiques il est toujours possible d'acheter ce qui manque au "paquetage" et bien sûr l'incontournable matériel de montagne défiant tous les prix européens.

Namche Bazar

Et pourquoi faire réparer ses chaussures

Namche Bazar

A Namche Bazar l'école primaire gouvernementale "Shree Himalaya primary school" regroupe tous les enfants de la vallée depuis Lukla, qui est quand même située à 2 jours de marche !

 Namche Bazar

7 professeurs exercent dans cette école pour 75 élèves, une ambiance studieuse régne dans l'école. L'école est obligatoire au Népal, mais cela dépend beaucoup du niveau de vie des parents, qui participent aux frais scolaires et doivent payer l'uniforme. Une école d'enseignement secondaire existe à Khumjung fondée par Sir Edmund Hillary, 1er vainqueur de l'Everest en 1953.

 Namche Bazar

Pas facile d'apprendre à écrire avec les gants !

Dans le centre, le Musée Sherpa expose des vieux objets traditionnels, encore en usage courant dans les foyers népalais ainsi que des objets religieux.

 Musée de Namche

Vêtements de sherpasUstensiles traditionnels

Une exposition sur la conquête de l'Everest avec des documents sur la première ascension de l'Everest, du matériel ancien de ski et d'alpinisme, des témoignages et des photos de Sir Edmund Hillary et une jolie galerie d'images sur les hommes et les femmes qui ont fait l'ascension du "géant" et surtout un hommage à tous les Sherpas ayant fait l'ascension, dont beaucoup y ont laissé la vie ! 

Enfin à la périphérie de Namche se trouve l'aéroport, la piste en herbe existe toujours mais n'est plus guère praticable, on y trouve des carcasses d'avion, dont des morceaux sont récupérés pour équiper les habitations. Le recyclage est de mise.

Mais si vous voulez vraiment prendre votre envol,  il ne faut pas oublier de lever les yeux vers le nord-est pour admirer l'Ama Dablam (6856 m), superbe montagne aux formes élancées; la plus belle du monde disent certains ! 

 

 Ama Dablam

 


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17/11/2007 - Le pays Sherpa - Népal

Le Pays Sherpa  

Le peuple Sherpa est un groupe ethnique originaire du Tibet. En tibétain, shar signifie « est » et pa est un suffixe qui signifie « peuple » : d’où le mot Sharpa ou Sherpa, désignant ceux qui viennent de l'est. Il y a environ 500 ans, les Sherpas ont quitté la province du Kham, située dans l'est du Tibet, pour venir s'établir dans les hautes vallées himalayennes du Népal, notamment au pied du mont Everest.  Les Sherpas font partie d'un groupe plus vaste, qui habite tout le long de la frange nord du Népal à la frontière du Tibet, que l'on désigne par le terme Bothia en népali, lequel sert à identifier ceux qui viennent du Tibet (Both), par delà l'Himalaya.

Couple sherpas

Couple de sherpas à Langden

L'habitat des Sherpas

 

Il présente des conditions de vie parmi les plus rudes au monde. Les conditions climatiques y sont rigoureuses en raison des altitudes extrêmes. Le relief est très accidenté. Il n'y a pas de route. Que des sentiers reliant les villages les uns aux autres.

Habitation sherpa

 Maison de Namche Bazar

Les Sherpas doivent marcher pour se déplacer. Le transport des marchandises est effectué à dos d'hommes ou à l'aide d'animaux de bât, notamment le yack et le dzo (croisement entre vache et yack) et parfois le mulet.

 Yak bâté

Yak bâté

 Mulet

Mulet

 Porteur de vivres

Le ravitaillement arrive à dos d'homme même au-dessus de 5 000 m d'altitude !

Porteur de foin 

Porteurs de foin, route de Phakding

Porteur de matériaux 

Chez les Sherpas, tout est porté à dos d'hommes même les matériaux de construction

Porteur femme 

Egalité des sexes ?

Les hommes et les bêtes doivent avoir le pied agile et des capacités physiques extraordinaires car sur la route du Toit du monde : rien n'est facile.

 Les Sherpas habitent principalement les régions du Solu, du Pharak et du Khumbu au Népal. Des communautés sherpa importantes sont également établies dans les régions adjacentes, notamment dans les vallées du Langtang, du Rolwaling et de l’Hélambu au nord de Katmandou. 

 

Les principaux villages sherpa sont situés au Khumbu, lequel constitue le véritable cœur du pays sherpa. Les Sherpas y sont nettement majoritaires. Namche Bazar (les Sherpas disent Naujie ou Nauche), comptant un peu plus de 100 habitations, est le plus populeux : voir l'article sur Namche Bazar

Namche 

 

Namche Bazar vue de la route de Thamé

 

Il y a aussi Thame, Khunde, Khumjung, Phortse, Pangboche. Pangboche serait le plus ancien village sherpa au Népal. Il aurait été construit il y a plus de 600 ans.

Pangboche

 

Les terrasses de Pangboche

 

Au nord de ces villages, plus haut dans la montagne, se trouvent des kharka, des zones de hauts pâturages comportant quelques habitations temporaires et quelques lodges (petites auberges rustiques pour les touristes de passage).

Lobuche 

Lodge d'altitude à Lobuche 

Les Sherpas sont traditionnellement commerçants, agriculteurs et pasteurs. La plupart des familles sherpa possède quelques champs, plutôt de petite dimension, dont l'un est attenant à leur maison. Les autres se trouvent souvent à des distances importantes. Ce morcellement de la terre est principalement dû aux règles régissant l'héritage.

culture sherpa

Dans le Khumbu, ils font l’élevage du yack et pratiquent une agriculture de subsistance là où les conditions climatiques le permettent. Ils cultivent de l’orge, du blé, du sarrasin et la pomme de terre. Celle-ci fut introduite au Khumbu au XIXe siècle. Du fait que l’on peut la cultiver à des altitudes supérieures à celles des céréales nordiques, cette culture a passablement modifié le mode de subsistance des Sherpas. La nourriture de base de l'Himalaya reste cependant la tsampa : une farine de maïs ou d'orge grillé et moulu, cuite avec de l'eau ou dans du thé que les sherpas mangent avec les doigts après avoir formé une boulette.

Sherpa

Séchage de l'orge à Khumjung

 L'été, les Sherpas conduisent leurs bêtes dans les alpages d'altitude (kharka). Les familles y disposent la plupart du temps d'une cabane très rudimentaire (yersa) pour s'abriter durant leur séjour à la kharka. 

Yak

Elevage de Yak

Les Sherpas et les métiers de la montagne  

Avant l'arrivée des premiers alpinistes occidentaux au Népal, la conquête des hauts sommets himalayens ne constituait pas une préoccupation pour les Sherpas. Les expéditions alpines ont rapidement modifié le rapport qu'entretenaient les Sherpas avec la « demeure des dieux ». Vivant au pied des hauts sommets, étant forts, courageux, endurants physiquement et habitués aux difficultés que pose la vie en haute montagne, ils ont vite été remarqués et appréciés par les Occidentaux désireux de conquérir les sommets himalayens. Grâce à leur esprit d'entreprise, les Sherpas n'allaient pas manquer d'exploiter cette nouvelle opportunité s'offrant à eux. Ces métiers sont venus combler un manque à gagner important du fait de la diminution du commerce du sel tibétain, à la suite de l’annexion du Tibet par la Chine

Everest 

Le Domaine des Dieux, l'Everest vu du Kala Patthar

Des hommes courageux et infatigables  

Les Sherpas, exposés à la haute altitude depuis des générations, auraient développé des mécanismes physiologiques d’acclimatation génétique : augmentation de la surface alvéolaire et hémoglobine particulière. Leur capacité pulmonaire s’en trouverait donc accrue.

Porteurs Nouvelles Frontières 

On dit des Sherpas qu'ils sont non seulement courageux mais aussi infatigables à la tâche, même dans les pires conditions. Leur tempérament enjoué et rieur est également très apprécié des alpinistes et des trekkeurs. On louange surtout leur grande loyauté..

 

Sauvetage par porteur

 

Descente d'un trekkeur à dos de Sherpa au Trokla Pass (4 530 m)

 

Leur prestation et leurs qualités ont tellement marqué le monde de la haute montagne que de nos jours, le terme « sherpa » est abondamment utilisé, incorrectement d’ailleurs, pour désigner ceux qui pratiquent les métiers de la montagne.

 

Sherps

 

Camp de base de l'Everest, avec les Sherpas de l'expédition Thaïlandaise

 

Le terme Sherpa désigne plus justement une ethnie, non pas un métier. La plupart des « porteurs d’altitude » accompagnant les expéditions alpines sur les hauts sommets appartiennent effectivement à l’ethnie Sherpa. Les guides de montagnes sont également la plupart du temps des Sherpas. Les Sherpas exercent habituellement les fonctions les mieux rémunérées dans l’échelle des métiers de la montagne :

 

·       le sirdar : c’est le chef d’équipe et le responsable principal du bon déroulement du trek. Il recrute les porteurs, propose les camps et prend les décisions en accord avec l’accompagnateur.

·       les sherpas : ils encadrent la marche et veillent à sa bonne organisation.

 

Porteurs & sherpas

 

Retour de Trek avec les porteurs, les Sherpas et le Sirdar

 


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16/11/2007 - L'aéroport de Lukla : 2848 mètres d'altitude - Lukla

Publié dans notre voyage

Situé à 45 minitures par les airs de Kathmandu et à plusieurs jours de marche, Lukla est le Départ classique du trek pour l'Everest depuis qu'il existe des vols directs.

 

Au fond de la vallée de la Oudh Kosi

Tour de contrôle

Lukla est un bourg touristique qui a décuplé en l'espace de 20 ans. De nombreux avions & hélicoptères déposent lers chargements de trekkeurs ou ravitaillement divers.


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14/11/2007 - Escale au Moyen Orient - Bahreïn

Bahrein
Un faucon : emblême de la ville
 

Le 19 octobre (et ceci malgré les grèves et grâce à Danielle & Gérard), nous avons donc décollé de Roissy sur Gulf Air. Après 6 heures 25 minutes de vol nous avons atteint Bahrein, où nous avons fait escale pour la nuit. Nous avons pu apprécier l'accueil des Emiratis et découvert une ville en pleine expansion au milieu du désert.

 

Une ville qui a poussé comme un Champignon au milieu du désert, grâce aux gisements de pétrole.

Le ciel était voilé par une tempête de sable.


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14/11/2007 - Le retour - Le Val

Namaste*

Nous voici de retour de notre périple népalais. Et aujourd'hui, il neige sur notre village du Var... Paradoxe, car pendant ces presque 4 semaines que nous avons passées au Népal au pied de l'Everest, il a fait un temps merveilleux. Un beau soleil a éclairé tous nos clichés, et un ciel bleu et pur a baigné les cimes du toit du monde !

Le voyage a été merveilleux, fantastique... mystique, tous ces qualificatifs sont faibles pour vous dire l'émotion que nous avons ressentis dans ce petit pays si accueillant.

Ce fut dur, ce fut joyeux, les larmes, les rires ont ponctué ce voyage que nous avons vécu avec notre coeur, avec nos "tripes". Nous voici de retour avec des images plein la tête, des photos plein l'ordi et de nouvelles amitiés car l'effort, la douleur, la fête créent des liens attachants.

J'ai fêté une fois de plus mon anniversaire dans des conditions exceptionnelles... avec nos sherpas et porteurs qui ont chanté ces chansons népalaises émouvantes et ennivrantes qui resteront gravées dans nos mémoires.

 

Le jour du passage du Cho La Pass, j'ai fêté mon anniversaire au lodge, un moment évidemment exceptionnel. Quelques Koréens et New Zélandais présents au Lodge ont également pu en profité.

 

* Namaste est une expression que l'on utilise pour saluer . La signification exacte de cette formule est : « Que l'ensemble de vos qualités soient bénies et protégées des dieux ». Mains jointes et en s'inclinant, c'est ainsi que vous êtes accueillis à travers tout le Népal
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3/09/2007 - Préparation - Ecrins

Cet été c'est la grande préparation, entraînement à la marche soutenue, course à pied raid.

En août un petit 4000 dans le massif des Ecrins, crampons aux pieds et sacs au dos, une super balade de 2 jours sur le glacier blanc dans le parc régional du Mercantour.

Barre des Ecrins

Après une nuit au refuge nous attaquons par une belle nuit étoilée le Dôme des Ecrins 1000 m de dénivellée pour atteindre 4050 m et un paysage de rêve.

En septembre ce sera une sortie plus modeste... un 3 000 dans le Valgaudemar, une vallée sauvage au-dessus de Gap. En pleine préparation

Après une marche d'approche tranquille, le lendemain nous atteindrons le Mont Turbat un joli de sommet de cailloux.

 Pic Turbat 3 090 mètres

 


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1/04/2007 - Au Népal : octobre & novembre 2007 - La Valette-du-Var

Cette année, nos rêves nous emmènent sur les contreforts de l'Himalaya. Après Alexandre le Grand, Gengis Khan, Marco Polo et tant d'autres nous partons sur les pas des grands conquérants, marchands, pèlerins et explorateurs, sillonner les vastes espaces de la plus grande des terres immergées : l'Asie.

 

Offrant au voyageur des paysages parmi les plus spectaculaires de la planète, montagnes, jungles, rizières et une mosaïque de peuples fascinants. Le Népal est resté longtemps fermé aux étrangers et petit à petit il a dévoilé aux occidentaux des civilisations légendaires, dont les monastères, pagodes, temples ont défié le temps

 

Mais sa beauté naturelle reste l'Himalaya  La chaîne himalayenne c'est 9 sommets dépassant les 8 000 m : Everest (Sagarmatha ou chomolonga), Kanchenjunga, Lhotsé, Makalu, Dhaulagiri, Manaslu, cho Oyu, Annapurna et Shisha Pangma, entourés de plus de 100 sommets de 7 000 m. Les hautes vallées descendant du massif de l'Everest offrent une approche privilégiée pour découvrir l'une des plus belles montagnes du monde.

 

Plus modestes, nous partons donc tutoyer les 5 000 m, les Sherpas seront nos hôtes où l'aventure sera autant humaine que sportive. Il n'existe pas de routes carrossables la marche est la seule façon de traverser et de découvrir ces magnifiques montagnes, qui sont parmi les plus belles les plus élevées, les plus prestigieuses du grand massif himalayen.

 

Ce trek nous permettra de découvrir des paysages d'une variété extrême : rizières verdoyantes, douces collines, hautes vallées, forêts profondes, cols glaciaires, villages aux architectures multiformes, monastères perchés, sommets mythiques.

 

Katmandou au pied du Langtang nous attend le 19 octobre et puis ce sera l'envol vers Lukla à l'est du Népal où nous marcherons vers les eaux cristallines des lacs de Gokyo et son Peak (5 450m), puis vers le Kala pattar (5 545 m) magnifique balcon sur le Pumori (7 145m),, et enfin le camp de base de l'Everest.

 

La silhouette prégnante de l'Ama Dablam nous accompagnera tout au long de notre exploration au pays des Sherpas.

 

Le Népal est une mosaïque d'images sans cesse renouvelées, chaque nouvelle approche est un constant émerveillement une surprise jubilatoire. Beautés des paysages, richesses des culturelles, dignité et accueil chaleureux des populations un fascinant cocktail qui nous emportera dans un tourbillon de sensations.


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Qui suis-je ?
2007, l'année du Népal pour nous. Après quelques jours à Katmandou nous partons pour Luckla, les grands cols, Lacs de Gokyo et le camp de base de l'Everest.

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